Climat : Les inondations menacent près d’un quart de la population mondiale, selon une étude

ENVIRONNEMENT Les pays pauvres sont en première ligne

M.d.F. avec AFP
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Cette photo aérienne prise le 23 juin 2022 montre une zone inondée après de fortes pluies à Yingde, dans la ville de Qingyuan, dans la province méridionale du Guangdong en Chine.
Cette photo aérienne prise le 23 juin 2022 montre une zone inondée après de fortes pluies à Yingde, dans la ville de Qingyuan, dans la province méridionale du Guangdong en Chine. — STR / AFP

Environ 1,81 milliard d’habitants, ou 23 % de la population mondiale, sont directement exposés à des inondations centennales de plus de 15 centimètres, selon une étude, parue mardi dans la revue scientifique Nature Communications. Parmi ces personnes, 780 millions vivent avec moins de 5,50 dollars par jour, poursuit l’étude qui a croisé des données sur les risques d’inondations venant des rivières, des pluies et de la mer, et des données de la Banque mondiale sur la distribution de la population et la pauvreté.

L’Asie de l’Est et du Sud, avec notamment la Chine ​et l’Inde, concentre 1,24 milliard des habitants concernés par cette menace. « Cela pose des risques majeurs pour les vies et les moyens d’existence, en particulier pour les populations les plus vulnérables », rapporte l’étude. Près de 90 % des personnes exposées vivent dans des pays pauvres ou à revenus intermédiaires.

Des populations plus vulnérables

Selon les chercheurs, environ 12 % du PIB mondial de 2020 se trouve dans des zones à risque. Mais ne considérer que l’aspect monétaire peut créer un biais en concentrant l’attention sur les pays riches et les centres économiques, avertissent-ils. « Les pays à faible revenu sont exposés de façon disproportionnée aux risques d’inondation et sont plus vulnérables aux impacts désastreux à long terme », constate l’étude de Jun Rentschler de la Banque mondiale, ainsi que ses collègues.

Ce texte fournit « la première évaluation mondiale entre l’exposition au risque d’inondation et la pauvreté », constate Thomas McDermott, de l’Université nationale de Galway en Irlande, dans un commentaire publié dans Nature Communications. Le changement climatique et une urbanisation mal conçue devraient aggraver ces risques dans les années à venir, avertissent les chercheurs.