Vague de chaleur : Le mercure va continuer de s’affoler avant le pic prévu pour samedi

METEO La vague de chaleur actuelle, d’une précocité inédite, « a un effet aggravant sur la sécheresse des sols » et accentue « le risque de feu de forêt », selon Météo-France

20 Minutes avec AFP
Des enfants jouant dans une fontaine à Colmar, le 15 juin 2022.
Des enfants jouant dans une fontaine à Colmar, le 15 juin 2022. — AFP

Il va faire de plus en plus chaud en France. Avec des températures comprises entre 30 et 35 °C sur toute la moitié sud du pays, la vague de chaleur a progressé mercredi, mais le pire est à venir avec un mercure qui devrait encore s’affoler en franchissant la barre des 40 °C localement vendredi.

Signe de cette aggravation, Météo-France a activé l’alerte orange « canicule » pour 23 départements d’un grand quart sud-ouest, de l’Anjou aux Pyrénées, sans compter un îlot de chaleur en Drôme/Ardèche.

Dans le sillage de la masse d’air chaud venu du Maghreb en passant par l’Espagne, les maximales oscillaient à 15 heures entre 30 et 35 °C sur le sud du pays, selon Météo-France. Et ce n’est que le début. « A partir de vendredi, on a un affolement du mercure avec 40 °C régulièrement atteint sur le Sud-Ouest et possible jusqu’à la Loire, comme en vallée du Rhône », prévient Olivier Proust, prévisionniste à Météo-France.

« Samedi s’annonce comme le pic de la vague de la chaleur, avec des 35 à 39 °C assez généralisés sur une bonne partie du territoire, de la Garonne jusqu’au nord-est en passant par la vallée du Rhône, la région parisienne, le Centre Val-de-Loire », a insisté Tristan Amm, un autre prévisionniste à Météo-France.

Le réchauffement climatique pointé du doigt

Attribuées au réchauffement de la planète, les vagues de chaleur se multiplient dans le monde, y compris en France où cet épisode est d’une précocité inédite, la plus précoce, devant celles de 2017 et 2005 qui avaient commencé le 18 juin. Cette vague de chaleur « a un effet aggravant sur la sécheresse des sols » après un printemps et un hiver particulièrement secs et accentue « le risque de feu de forêt », met en garde Olivier Proust.

Dans le Sud-Est, le département du Vaucluse a été placé en alerte pollution à l’ozone, et les Bouches-du-Rhône le seront jeudi. En Ile-de-France, l’ONF a mis en garde contre un risque élevé de feux de forêts et appelé à la « vigilance », compte tenu de la chaleur combinée à la forte affluence de promeneurs au mois de juin.

Des parcs ouverts plus longtemps

De leur côté, les collectivités multiplient les mesures pour soulager les riverains. A Bordeaux, des brumisateurs vont être installés « dans des places de la ville qui sont des fours », indique l’adjointe à la santé et aux seniors de la mairie EELV, Sylvie Justome. A Lyon comme à Bordeaux, deux municipalités écologistes, les horaires d’ouverture des parcs et jardins ont été étendues. Enfin, dans le Tarn, le maire du village de Saint-Benoît-de-Carmaux a décidé de fermer l’école communale jeudi et vendredi, tout en assurant un service de garderie.