Découverte aux Galapagos, cette tortue appartient bel et bien à une espèce disparue depuis 100 ans

ANIMAUX Les scientifiques pensent qu’il existerait une cinquantaine d’individus appartenant à cette espèce que l’on pensait disparue

avec agence
Une tortue dans les îles Galapagos en Equateur, le 10 mars 2021.
Une tortue dans les îles Galapagos en Equateur, le 10 mars 2021. — Daniela Brik/EFE/SIPA

Fernanda, une tortue géante terrestre des Galapagos, avait été découverte en 2019 dans la végétation de l’île Fernandina. Elle était alors suspectée d’appartenir aux Chelonoidis phantasticus, une espèce que l’on croyait éteinte depuis un siècle, explique Geo. Trois ans plus tard, une équipe de scientifiques de Newcastle et de Yale a officiellement confirmé dans une étude publiée jeudi dans Communications Biology que Fernanda appartenait bel et bien à cette espèce disparue.

Elle est donc officiellement la première tortue de son espèce à avoir été vue depuis 1906, date à laquelle un spécimen mâle avait été découvert par l’exploration Rollo Beck pendant une expédition. C’est d’ailleurs en comparant l’ADN de Fernanda avec celui de ce spécimen datant de 1906 que les chercheurs ont pu attester de son identité biologique.


Des tortues en danger

En 2019, les explorateurs avaient douté de son espèce car Fernanda est plus petite que la plupart des tortues géantes et qu’elle est dotée d’une carapace jugée inhabituelle. Ces caractéristiques semblent finalement liées au manque de végétation sur cette île volcanique aride, qui était restée largement inexplorée avant cette expédition. Désormais, les scientifiques pensent qu’il existe encore environ une cinquantaine d’individus de l’espèce de Fernanda. Une nouvelle expédition a d’ailleurs été annoncée par le gouvernement de l’Equateur en mai 2021 afin de trouver d’autres Chelonoidis phantasticus.

Au total, une quinzaine d’espèces de tortues géantes sont recensées dans l’archipel des Galapagos. Deux sont considérées comme éteintes, dont Chelonoidis abingdoni, le dernier individu de l’espèce étant mort sans descendance en 2012. Toutes les autres espèces sont sur la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), inscrites comme vulnérables ou en danger critique d’extinction.