Espace : Des souvenirs de gosse au rêve d’adulte, pourquoi les voyages sur la Lune ou Mars nous passionnent-ils autant ?

VOTRE VIE VOTRE AVIS Grâce aux avancées techniques et technologiques, voyager sur d’autres planètes ne sera bientôt plus une fiction. L’occasion de demander aux lecteurs de « 20 Minutes » ce que l’espace représente à leurs yeux

Anna Geslin
L'astronaute Charles M. Duke Jr. et le Rover lunaire en 1972.
L'astronaute Charles M. Duke Jr. et le Rover lunaire en 1972. — NASA
  • La Nasa prévoit étape par étape le retour des hommes sur la Lune, avec notamment la mission Artémis III prévue en 2025, qui permettra à un équipage de séjourner six jours sur le satellite.
  • Le PDG de SpaceX, Elon Musk, ambitionne lui aussi un voyage sur la Lune avec sa fusée Starship en 2025, et compte même envoyer les premiers hommes sur Mars en 2029.
  • On a sondé nos lecteurs pour comprendre d’où viennent cette passion ou ce désintérêt pour l’espace.

Le premier pas de l’homme sur la Lune, les aventures de notre héros Thomas Pesquet, ou encore les rêves fous d’ Elon Musk… Quand il s’agit de parler de notre galaxie et de toutes les possibilités qui s’offrent à nous, on a bien souvent des étoiles dans les yeux. Mais d’où vient cet intérêt, ce fantasme pour l’espace ? Pour la plupart d’entre nous, pas de doute, cela remonte à l’enfance.

« Voyager sur la Lune m’intéresserait, car j’ai mis mon premier pas sur Terre le jour où Neil Armstrong a posé le sien sur la Lune, le 21 juillet 1969 », se souvient Marc, l’un des lecteurs ayant répondu à notre appel à témoignages. Pour les autres, la découverte de ce monde parallèle s’est faite au travers des lectures et films. Marjorie se rappelle, par exemple, des épopées deTintin dans Objectif Lune et On a marché sur la Lune, qui ont fructifié son imaginaire. Puis, plus tard, la découverte d’un lieu mythique : « J’ai visité la Nasa plus jeune », ce qui suscitera chez elle une « fascination » pour l’espace.

Sandrine aussi est passionnée depuis son plus jeune âge par l’exploration spatiale : « Les séries SF (sciences fiction) de l’époque comme Star Trek, Cosmos 1999 et Thunderbirds m’ont permis de rêver et d’espérer un jour poser le pied sur la Lune ou une planète lointaine. » Loïc, « trop jeune pour avoir connu les avancées de 1969 à 1977 », a également grandi avec les romans de science-fiction, d’exploration spatiale et tout l’univers scientifique et fictif qui gravite autour. Cependant, il ne cache pas que « quitter la terre à travers d’une fusée, passer quelques jours en orbite, ou voir le vide spatial », relève plutôt du « rêve irréalisable » de son côté. Mais, qui sait ?

« Relativiser notre existence »

Après les souvenirs d’enfance, viennent l’âge adulte et les pensées plus profondes sur le monde qui nous entoure. Sandrine voit dans l’exploration de l’espace une manière de « relativiser notre existence ». « Rencontrer peut-être d’autres formes de vies biologiques, […] nous redécouvrir en explorateurs et non en conquérants, apprendre de nouvelles données physiques et astrophysiques… C’est juste génial ! », s’exclame-t-elle.

Mikaël, lui, cite la fameuse maxime de Blaise Pascal pour évoquer ce que l’univers représente à ses yeux : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie. » Lui qui voit dans l’espace « une source intarissable de mystère » est « convaincu qu’une personne qui ne s’intéresse pas à l’astronomie est quelqu’un qui ne s’est jamais posé de question philosophique. » Enfin, Laurent est plus pragmatique : « Cela ne me passionne pas du tout. Je trouve que c’est gaspiller de l’argent dont on a grand besoin ailleurs. » Voilà qui est dit.