Pollution : Du plastique relevé dans la neige fraîche de l’Antarctique pour la première fois

DANGER En piégeant les radiations émises par la Terre, ces microplastiques provoquent un effet de serre qui contribue au réchauffement climatique, et donc à la fonte des glaces

20 Minutes avec Agence
La pollution a bien atteint l'Antarctique.
La pollution a bien atteint l'Antarctique. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Des particules de plastique ont été récemment découvertes par des chercheurs néo-zélandais dans les chutes de neige fraîchement tombées en Antarctique, rapporte The Guardian mercredi. Dans le passé, des microplastiques similaires avaient déjà été trouvés dans les eaux et les glaces du Continent blanc, signe que la pollution humaine a bel et bien touché cette partie reculée du globe.

D’après les informations du média britannique, les 19 échantillons prélevés par les scientifiques ont tous révélé la présence de microplastiques, y compris ceux provenant des zones les plus isolées. Au total, treize types de plastique différents ont été identifiés, dont le plus courant est le PET, utilisé notamment pour fabriquer des bouteilles et des vêtements.

La présence humaine directement en cause

D’après les chercheurs, deux causes peuvent expliquer la présence de ces polluants en Antarctique : le transport dans l’air de ces particules provenant des quatre coins du globe ainsi que la présence humaine sur le continent. L’utilisation sur place de drapeaux de marquage pour se repérer autour de la base est notamment pointée du doigt par les scientifiques, une hypothèse corroborée par l’observation de concentrations trois fois plus élevées dans les échantillons prélevés à proximité des bases scientifiques que dans ceux provenant de zones éloignées.

La présence de microplastiques en Antarctique menace directement la santé des écosystèmes uniques du continent austral et risque d’accélérer la fonte des glaces et de la neige. En effet, les scientifiques ont prouvé que ces particules pouvaient contribuer au réchauffement climatique en piégeant les radiations émises par la Terre, comme expliqué par nos confrères de Futura-Sciences. Pour rappel, les microplastiques désignent les particules dont la taille est inférieure à 5 mm.