Sur la Côte d'Azur, le choix d'un tourisme alternatif pour la pleine saison comme pour le reste de l'année

DEVELOPPEMENT DURABLE Le « top départ » de la saison étant lancé, le Comité régional de tourisme veut sensibiliser aux initiatives écotouristiques axées sur la nature, motivées par sa découverte et qui tendent à minimiser l’impact sur l’environnement afin de le préserver

Elise Martin
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Un randonneur dans le parc national du Mercantour (Illustration)
Un randonneur dans le parc national du Mercantour (Illustration) — T. Biot / BNT / Sipa
  • L’écotourisme, défini comme axé sur la nature et qui tend à minimiser son impact sur l’environnement pour le préserver, était le thème principal de l’atelier collaboratif qu’a organisé le Comité régional de tourisme (CRT) Paca.
  • Ainsi, le CRT propose des alternatives aux sites prisés de la région.
  • Une politique qui a déjà été adoptée sur la Côte d’Azur où le CRT local impulse de nombreuses actions toute l’année et promeut également le slow tourisme, c’est-à-dire, le tourisme du temps choisi et peu émetteur du CO2.

Dans ce contexte de début de saison estivale, dont le « top départ » a été lancé avec ce premier long week-end de l’ascension, le Comité régional de tourisme (CRT) Paca a consacré un atelier collaboratif avec les acteurs locaux afin « de sensibiliser à des initiatives écotouristiques et à des idées de visites moins connues mais tout aussi belles et intéressantes ». Depuis plusieurs années, la tendance est à l’écotourisme, qui permet de vivre des « expériences nature authentiques » et qui s’oppose à celui « de masse ».

Le but est de mettre en avant « des solutions concrètes pour diminuer la pression que connaissent ponctuellement plusieurs spots naturels de la région et à ce que cela peut malheureusement engendrer parfois, tout en conservant des retombées économiques pour le territoire », précise le CRT Paca.

Des alternatives aux sites « emblématiques du territoire »

Ainsi, il conseille « d’embarquer à bord du train des Merveilles » pour se rendre dans le parc national du Mercantour et d’opter pour « une randonnée plus confidentielle » que les sites prisés de la vallée de la Gordolasque, le lac d’Allos et le vallon du Lauzanier. Il recommande plutôt les lacs de Lausfer depuis le col de la Lombarde à Isola 2000, le Mont Aucellier depuis Roure ou la crête de Bermonnet depuis Férisson. Pour les Préalpes d’Azur, les Cimes du Cheiron, les stations de Gréolières et de l’Audibergue – La Moulière, le pôle nature de Saint-Auban sont présentés comme des alternatives à l’emblématique Baou de Saint-Jeannet.

Cette logique de tourisme a été adoptée sur la Côte d’Azur depuis 2018 avec le « Green deal » initié par Charles Ange Ginésy, président du département. En « préservant les espaces naturels », ce projet ambitionne « de faire des Alpes-Maritimes un territoire de référence dans le domaine du développement durable, précise Alexandre Borchio Fontimp, présidente du CRT Côte d’Azur. L’Outdoor Festival avec des activités sportives et gratuites, les micro-aventures hors des sentiers battus pour redécouvrir le tourisme près de chez soi et la mise en avant de nos savoir-faire locaux font partie des nombreuses actions écotouristiques qu’on impulse et qu’on propose sur les ailes de saison [avant et après la pleine saison]. Ça fait partie d’une volonté de slow tourisme qui peut se vivre toute l’année dans notre destination. »

Des outils de promotion de l’écotourisme

En plus de cette promotion de l’écotourisme, la région Paca a mis en place une campagne de sensibilisation pour « éduquer les visiteurs des espaces naturels protégés » avec un message simple « #OnATousBesoinduSud » qui se retrouve sur des affichages dans les transports publics mais aussi sur les réseaux sociaux.

Et depuis fin 2019, une collaboration inédite a été nouée entre le CRT Paca et Waze, le leader dans la navigation GPS sur téléphone mobile qui a permis de faire une expérimentation dès l’été 2021, dans sept parcs nationaux dont les Préalpes d’Azur et le Mercantour. A travers l’application, « les utilisateurs sont informés en temps réel sur la fréquentation d’un site recherché et sont redirigés vers une solution alternative comme la proposition d’un lieu de stationnement adapté pour se rendre sur le site souhaité et éviter les parkings sauvages ou la suggestion d’autres sites touristiques à proximité », précise le CRT.

Les différentes définitions

D’après l’Organisation mondiale du tourisme, l’écotourisme est axé sur la nature, motivé par sa découverte, tend à minimiser son impact sur l’environnement afin de le préserver au long terme et implique une volonté des locaux et des touristes à la sauvegarde de la biodiversité. Le slow tourisme est, entre autres, « du temps choisi, peu émetteur de CO2, respectant l’écosystème du territoire d’accueil », est-il écrit le site entreprises.gouv.fr.