Toulouse : Louer plutôt qu’acheter, « Ma bibliothèque d’objets » offre une solution à la surconsommation

DURABLE Deux Toulousains ont créé une association qui loue des objets du quotidien à des prix abordables, évitant d’acheter des appareils à l’usage ponctuel et ainsi éviter la spirale de la surconsommation

Béatrice Colin
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Ma bibliothèques d'objets a été lancée par deux Toulousains pour permettre de louer des objets du quotidien à usage ponctuel.
Ma bibliothèques d'objets a été lancée par deux Toulousains pour permettre de louer des objets du quotidien à usage ponctuel. — Vincent Baudry
  • Depuis trois mois, l’association « Ma bibliothèque d’objets » propose aux Toulousains un catalogue de 250 appareils du quotidien à la location.
  • L’idée de départ des deux cofondateurs est de proposer une alternative à l’achat d’objets peu utilisés et d’éviter ainsi la surconsommation.
  • Du broyeur à végétaux en passant par un kit complet pour plonger, les objets sont variés et loués à des prix abordables pour une semaine via Internet.

Marre d’aller harceler son voisin pour lui emprunter sa girafe, cet outil bien pratique qui sert à poncer les plâtres ? Ou de dépenser 80 euros dans un plat à tajine électrique, tout ça pour briller une fois devant les invités avant de le remiser à la cave ? Deux Toulousains ont trouvé une solution à ces besoins récurrents, mais ponctuels, d’appareils en tous genres, ceux dont on a une utilité souvent ponctuelle et qu’on hésite à acheter. Pour consommer différemment et éviter la surconsommation, Marie Boillot et Fabien Estivals ont créé « Ma bibliothèque d’objets ».

Machines à coudre, palmes, appareils à raclette, kit de camping, nettoyeur à haute pression et même console de jeux font partie des 250 objets qu’il est possible de louer durant une semaine à des prix plus qu’abordables. « L’idée de ce projet est partie d’un souhait, celui d’encourager des modes de consommation plus raisonnables. Plutôt que d’être dans la culpabilisation, c’est une solution pratique pour éviter l’achat, un service de location qui répond à des besoins occasionnels à usage domestique », explique le cofondateur de cette association à but non lucratif dont les locaux sont installés au nord de Toulouse.

Pratique et « arrangeant »

Depuis trois mois, les Toulousains peuvent ainsi louer pour une semaine un des appareils de leur « bibliothèque » et le récupérer dans un des points relais implantés dans la Ville rose. Pour l’instant, la shampouineuse, le kit de déménagement ou encore le broyeur de végétaux font partie des objets les plus réservés sur le site.

Michael Lartigue, lui, a fait appel à leur service pour louer un « follow-me », un système de remorquage qui permet d’attacher un vélo adulte à celui d’un enfant. « C’est un tracteur spécifique qui coûte assez cher, entre 250 et 270 euros. Avant de l’acheter, je voulais en louer un pour l’essayer. C’est en cherchant sur Internet que j’ai vu que c’était possible sur Toulouse », raconte ce père de famille. Pour 30 euros pour la semaine, Michael a pu ainsi le tester durant ses congés pour se faire une idée. Mais ce qu’il a apprécié, c’est le côté « arrangeant » des fondateurs de « Ma Bibliothèques d’objets ». Ces derniers ont mis à disposition le tracteur de vélos un jour avant la date et ont trouvé la pièce qui permettait d’adapter le vélo de sa fille au système dans la journée.

Un petit plus qui fait la différence avec les sociétés de location de matériel plus classiques. « On ne se sent pas en concurrence avec eux. Ils ont des tarifs plus prohibitifs et sont surtout axés sur du matériel grands travaux, nous plus sur un usage domestique », argumente Fabien Estivals qui propose en parallèle des formations aussi bien au bricolage qu’à la couture.

Aujourd’hui, Ma Bibliothèque d’objets démarre avec une petite centaine d’usagers. A terme, cette nouvelle structure primée pour son concept espère enrichir son stock d’objets et ouvrir progressivement une trentaine de points relais pour faciliter le retrait des locations un peu partout dans l’agglomération.