Le réchauffement climatique nous fait perdre 44 heures de sommeil par an en moyenne

ETUDE Les températures augmentent plus rapidement la nuit que le jour ce qui plomberait nos nuits

20 Minutes avec agence
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Tour de lit respirant, matelas ergonomique ou encore oreiller anti-tête plate: de nombreux produits promettent un sommeil tout en sécurité pour les bébés.
Tour de lit respirant, matelas ergonomique ou encore oreiller anti-tête plate: de nombreux produits promettent un sommeil tout en sécurité pour les bébés. — Catherine Delahaye/SIPA

Le réchauffement climatique serait directement responsable d'une dégradation du sommeil, selon une étude publiée ce vendredi 20 mai dans la revue scientifique One Earth et relayé par The Guardian. Ce phénomène serait dû au fait que les températures augmentent plus rapidement la nuit que le jour.

D'après les chercheurs, le nombre d'heures de sommeil perdues en moyenne par an et par personne en raison du réchauffement s'élèverait à 44. D'après l'étude, la perte de sommeil serait plus élevée d'environ un quart pour les femmes que pour les hommes. Elle serait aussi deux fois plus élevée pour les personnes de plus de 65 ans et trois fois plus pour les personnes ne vivant pas dans un pays développé.

Des effets néfastes sur la santé 

Les scientifiques ont demandé à 47 000 personnes issues de 68 pays de porter un bracelet de suivi du sommeil. Ils ont ainsi compilé les données de sept millions de nuits entre 2015 et 2017. Selon le responsable des recherches, cés résultats ne pourraient toutefois représenter que « la partie émergée de l'iceberg », les personnes à faibles revenus vivant dans des pays chauds étant sous-représentées dans cette étude. 

Pourquoi la chaleur entraîne-t-elle une érosion du sommeil ? Parce que le corps a besoin de se refroidir avant de s'endormir. Ce qui explique que les personnes vivant dans des pays sous-développés soient plus touchées car moins susceptibles d'avoir accès aux dispositifs de refroidissements comme la climatisation.

La dégradation du sommeil peut avoir des effets dévastateurs sur la santé avec des risques accrus de crises cardiaques, de suicides, d'accidents.