Les insectes sont de moins en moins nombreux à s'écraser sur votre pare-brise et c'est alarmant

ALERTE Le « syndrome du pare-brise » serait en partie dû au changement climatique et à l'intensification des pratiques agricoles reposant sur l'utilisation de pesticides

20 Minutes avec agence
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Un pare-brise (illustration).
Un pare-brise (illustration). — Pixabay / Dibyendu Joardar

Selon une récente étude menée par des citoyens britanniques rattachés à l’organisme Buglife et relayée par New Scientist et Slate ce lundi, le nombre d’insectes qui s’écrasent sur les pare-brise aurait baissé de 58,5 % au Royaume-Uni entre 2004 et 2021.

Afin d’arriver à ce constat, les citoyens en question ont placé sur leur plaque d’immatriculation de petites grilles appelées « splatometers » et destinées à faciliter le comptage des insectes morts à chaque trajet. Les participants à l’étude n’avaient ensuite qu’à télécharger les résultats dans une application dédiée.

Intensification des pratiques agricoles

En 2020, l’étude a permis d’évaluer à 0,104 le nombre d’insectes morts par mile (1,6 km), contre 0,238 en 2004. Appelée « syndrome du pare-brise », cette baisse drastique du nombre d’insectes écrasés sur les véhicules est alarmante. Elle serait significative du déclin des populations de ces animaux. L’intensification des pratiques agricoles et le recours aux pesticides seraient notamment mis en cause.

Les chercheurs mentionnent toutefois l’existence de disparités selon les régions. Selon l’organisme Buglife, la chute du taux d’insectes serait ainsi de 65 % en Angleterre et de 28 % en Écosse. D’après les spécialistes, cette différence pourrait s’expliquer par des effets moins perceptibles du changement climatique au nord ou encore par une pollution lumineuse plus faible et une utilisation moindre de produits pesticides.