Inondations en Guadeloupe : L'état de catastrophe naturelle reconnu pour quatre communes

INTEMPERIES Dans la nuit de vendredi à samedi, un cumul de précipitations a conduit à une forte et rapide des eaux, entraînant la mort de deux personnes

S.A. avec AFP
Une photo montre une zone inondée dans le quartier Front de Mer de Pointe-a-Pitre, sur l'archipel français de la Guadeloupe dans les Caraïbes, le 30 avril 2022, après que le territoire a été frappé par de fortes pluies dans la nuit.
Une photo montre une zone inondée dans le quartier Front de Mer de Pointe-a-Pitre, sur l'archipel français de la Guadeloupe dans les Caraïbes, le 30 avril 2022, après que le territoire a été frappé par de fortes pluies dans la nuit. — Cedrick Isham CALVADOS / AFP

Demandé par plusieurs élus de Guadeloupe, l’état de catastrophe naturelle a été reconnu pour plusieurs communes touchées par les inondations qui ont frappé le centre de l’île fin avril, faisant deux morts et un disparu, a indiqué ce mercredi le ministre des Outre-mer.


Dans un tweet, le ministre de l’Outre-mer Sébastien Lecornu indique avoir « informé le président du Département de Guadeloupe, Guy Losbar, (…) que suite aux inondations qui ont touché la Guadeloupe, le 30 avril, l’état de catastrophe naturelle avait été reconnu pour Les Abymes, Pointe-à-Pitre, Le Gosier et Morne-à-l’Eau ».

Par ailleurs, l’état de catastrophe naturelle a également été activé par le Ministère de l’Intérieur pour la commune de Salazie à La Réunion, à la suite d’orages pluvieux ayant touché cette île de l’océan indien entre le 2 et le 4 avril 2022, selon un communiqué du ministère.

Des précipitations records

Dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 avril, des précipitations records, dépassant parfois celles enregistrées lors d’épisodes cycloniques, avaient touché l’île, notamment la zone centrale où la montée des eaux avait piégé de nombreux automobilistes. Les intempéries ont causé au moins deux décès.

Les parlementaires PS de Guadeloupe ont écrit début mai au Premier ministre pour lui demander de reconnaître l’état de catastrophe naturelle après les inondations, mais également de renforcer la coopération avec les collectivités pour augmenter les investissements contre l’artificialisation des sols.

La Guadeloupe est très concernée par le risque d’inondation en raison du dérèglement climatique. Si jusqu’ici l’Observatoire de l’énergie et du climat régional prévoyait que 42 hectares actuellement urbanisés de Pointe-à-Pitre soient inondés à l’horizon 2050, le dernier scénario passe à 48 ha. Un phénomène également mis en avant dans le passage du 6e rapport du Giec consacré aux petites îles, qui détaille des « risques de submersions-inondations » accrus.