Comment les câbles sous-marins entraînent des malformations chez les homards

BIODIVERSITE Selon une étude, le champ électromagnétique émis par les câbles sous-marins a un impact sur plusieurs espèces marines et notamment des crustacés

avec agence
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Un homard (illustration).
Un homard (illustration). — Robert F. Bukaty/AP/SIPA

C’est un fait. Le nombre de câbles électriques sous-marins ne cesse d’augmenter, un phénomène inévitablement lié à l’essor des énergies marines renouvelables. Mais selon une récente étude publiée dans le Journal of Marine Science and Engineering, et relayée par Slate, la présence de ces câbles a un important impact sur les espèces marines et notamment sur les homards.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont exposé 4.000 œufs de ce crustacé à un niveau de champ électromagnétique ressemblant à celui ressenti à proximité des câbles sous-marins. Un groupe similaire n’a pas été exposé à ces ondes puis les résultats ont été comparés.

Un impact sur le corps et sur la nage

L’essai, mené à la station marine de St-Abbs (Royaume-Uni), a révélé que les homards exposés à ces ondes avaient trois fois plus de chances de développer des malformations. Une queue plus petite et repliée, un développement des yeux raté ou encore un corps gonflé. Ces ondes auraient également un impact sur leur nage, notamment verticale, car certains homards peinaient à remonter à la surface. Or, ce type de déplacement est primordial pour l’alimentation de ces animaux.

Les chercheurs ont mené la même expérience sur des larves de crabes. Celles exposées aux ondes ne présentaient pas de malformations ni de problème pour nager, un résultat plutôt rassurant. Mais les larves étaient tout de même plus petites que les autres. Selon les scientifiques, ce changement pourrait ainsi affecter la survie au long terme de cette espèce. Ils réclament la mise en place de solutions pour éviter ces modifications des espèces. L’une d’elles serait d’enterrer ces câbles sous-marins, indique The Independent. Mais cette solution représenterait un coût supplémentaire et compliquerait l’entretien du réseau.