Comment le dérèglement climatique va affecter le développement des abeilles

INSECTES Une étude américaine démontre que la hausse des températures entraîne un dysfonctionnement des écosystèmes en forçant certaines espèces d’abeilles à migrer

avec agence
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Une abeille en train de faire son travail de pollinisation, illustration
Une abeille en train de faire son travail de pollinisation, illustration — Pixabay

Selon une étude publiée mercredi dans la revue The Royal Society Proceedings B, le changement de température observé dans la région des montagnes Rocheuses, en Amérique du Nord, a directement affecté le comportement des abeilles. Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont étudié l’évolution de plus de 20.000 abeilles pendant huit ans, rapporte Slate.

Au total, 154 espèces d’abeilles ont été observées. Au cours de l’étude, le réchauffement climatique a entraîné une diminution des bourdons et des grosses abeilles comme les abeilles cavicoles et maçonnes ou encore les « coupeuses de feuilles », parties chercher de l’air frais à plus haute altitude. À l’inverse, les abeilles plus petites, nichant dans le sol, sont de plus en plus nombreuses.


Une mauvaise nouvelle pour l’environnement

D’après les résultats de l’étude, cette situation pourrait s’avérer néfaste pour l’environnement puisque la pollinisation et le fonctionnement des écosystèmes se trouvent directement impactés. Les chercheurs craignent désormais un « effet en cascade » dû à la diminution du nombre de grosses abeilles et donc de la pollinisation sur les longues distances, ces dernières ayant tendance à voler plus loin pour se nourrir.

En outre, 75 % des 115 principales cultures alimentaires mondiales dépendent d’une pollinisation animale effectuée en majorité par les insectes. Or selon nos confrères, la masse totale d’insectes diminue de 2,5 % chaque année et un tiers des espèces pourrait avoir disparu d’ici la fin de ce siècle.