Montpellier : Pour lutter contre la pollution lumineuse, la ville éteint les boulevards

ENVIRONNEMENT L’expérience, engagée en décembre, a été concluante : elle est prolongée et même étendue dans la durée

Jérôme Diesnis
— 
Illustration d'un lampadaire.
Illustration d'un lampadaire. — JAUBERT/SIPA

Après six mois d’expérimentation, l’expérience a été jugée concluante. La ville de Montpellier qui avait décidé d’éteindre les lampadaires, une partie de la nuit (de 23 heures à 5 heures), sur cinq boulevards, a décidé de prolonger cette expérience pour six mois supplémentaires. A compter de ce lundi, l’éclairage sera désormais totalement éteint sur ces cinq boulevards.

« C’est bon pour la planète et bon pour le porte-monnaie, expliquait début novembre, à 20 Minutes, le conseiller municipal Bruno Paternot (EELV), délégué à l’esthétique lumineuse et ambiance sonore de la ville. Quand on éteint les grands axes routiers, les gens roulent plus lentement. » Un avis que ne partageait pas à l’époque Pierre Chasseray, délégué général et porte-parole de l’association 40 millions d’automobilistes, qui dénonçait alors « une mesure anti-bagnole ».

Près de 50.000 euros d’économies

Mais, pour la ville de Montpellier, le retour d’expérience est concluant : « Diminution de la pollution lumineuse, préservation de la biodiversité et de la santé humaine, économies d’énergie, baisse de la vitesse observée, notamment sur l’avenue Pablo Neruda, pas d’évolution de l’accidentalité », détaille la commune.

Selon ses calculs, les 396.000 kWh non utilisés sur ces cinq axes pendant une année correspondent à une économie de 47.500 euros par an.