Les abeilles résistent mieux au réchauffement climatique que les bourdons, selon une étude

INSECTES Les bourdons sont particulièrement vulnérables à la hausse des températures

20 Minutes avec agences
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Des abeilles à l’entrée d'une ruche (illustration).
Des abeilles à l’entrée d'une ruche (illustration). — Caro / Sorge /SIPA

Le changement climatique pourrait peser sur la taille des abeilles et des bourdons, selon une étude publiée ce mercredi dans la revue Proceedings of the Royal Society B. Aux Etats-Unis, des chercheurs ont étudié plus de 20.000 insectes de la famille des abeilles sur huit ans dans les montagnes Rocheuses pour étudier comment ils réagissaient au changement climatique.

Selon l’étude, la zone de montagne dont sont issus les échantillons est « particulièrement vulnérable » aux altérations du climat. Les chercheurs ont constaté que l’abondance des abeilles spécialisées dans le creusement des rayons du nid et des abeilles de grande taille diminuait avec la hausse des températures. Le nombre d’abeilles plus petites nichant dans le sol augmente cependant.

Les bourdons particulièrement en danger

Ainsi, l’étude suggère que les changements climatiques « pourraient remodeler radicalement les communautés d’abeilles ». Les populations de bourdons, d’abeilles coupeuses de feuilles et d’abeilles maçonnes sont notamment en baisse, les bourdons étant actuellement les plus menacés par le réchauffement.

Ces résultats concordent avec d’autres études montrant que les bourdons, pollinisateurs dominants dans de nombreux écosystèmes, ont une tolérance à la chaleur plus faible. La taille de leur corps et leur comportement au nid les rendraient plus vulnérables à un climat qui se réchauffe.

Les insectes en danger

D’une manière générale, les chercheurs craignent que le réchauffement climatique ait « des effets en cascade sur la pollinisation et le fonctionnement des écosystèmes ». La perte d’abeilles plus grosses, qui volent plus loin pour chercher leur nourriture, pourrait entraîner une réduction dans la pollinisation longue distance.

Les insectes sont les principaux pollinisateurs dans le monde : 75 % des 115 principales cultures (cacao, café, amendes, cerises) dépendent de la pollinisation animale. Dans un rapport de 2019, des scientifiques avaient conclu que près de la moitié de toutes les espèces d’insectes dans le monde est en déclin, et qu’un tiers pourrait disparaître d’ici à la fin du siècle.