Pollution de l’air : L’association Respire dénonce une problématique qui « n’est pas suffisamment prise en compte »

ENVIRONNEMENT Il est primordial « d’éviter vraiment l’activité sportive en plein air »

20 Minutes avec AFP
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Episode de pollution aux particules fines à Paris.
Episode de pollution aux particules fines à Paris. — MASTAR/SIPA

Interrogé sur FranceInfo ce lundi, Tony Renucci, directeur de l'association Respire fustige l’insuffisante prise en compte de la pollution de l’air alors que la circulation différenciée est prolongée « au moins jusqu’à lundi » en Île-de-France.

L’épisode de pollution aux particules fines est « très classique » en cette période de l’année. Le manque de vent empêche les polluants de se disperser. La pollution de l’air est un sujet qui « n’est pas suffisamment pris en compte aujourd’hui », regrette Tony Renucci qui rappelle qu’à ce sujet « la France a quand même été doublement condamnée en 2019 et en 2021 pour son action insuffisante ».

Pas de sport en plein air

Tony Renucci estime que la circulation différenciée est « un bon système » qui permet « de réduire une des deux sources les plus importantes de pollution ». Il livre tout de même des conseils afin de limiter les impacts de l’épisode sur la santé des citadins, déjà très exposés à la pollution de l'air.

D’après le directeur de l’association Respire, il est tout d’abord primordial « d’éviter vraiment l’activité sportive en plein air ». Lors d’une activité physique, on respire « dix fois plus », souligne-t-il. Faire du sport lors d’un épisode de pollution revient donc à passer de « Paris à Bombay » en quelques foulées. Il conseille aussi d’aérer matin et soir afin d’assurer le « renouvellement de l’air ».