Pluie de sable du Sahara : Des poussières au sol de retour dans le Sud-Ouest

METEO Un mois et demi après un premier épisode, Météo France annonce un nouveau passage de poussières désertiques, ce mercredi, sur le Sud-Ouest

Mickaël Bosredon
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Ciel orangé à Dijon en raison de particules de sable venant du Sahara
Ciel orangé à Dijon en raison de particules de sable venant du Sahara — KONRAD K./SIPA
  • Le phénomène de poussières de sable venant du Sahara n'est pas nouveau, mais il frappe par son intensité ce mardi.
  • Après avoir traversé l'Espagne, il a touché la Nouvelle-Aquitaine dans la nuit et la matinée, et remonte vers le nord.
  • Des épisodes de pollution aux particules en suspension PM10 sont attendues mardi et surtout mercredi.

Ce mercredi, les habitants du Sud-Ouest de la France peuvent assiter à un épisode de poussières de sable du Sahara dans l’air, qui donne au ciel une teinte jaune-orange et recouvre les véhicules d’une pellicule de sable conséquente.



Selon Météo-France ces concentrations en poussière de sable, un phénomène appelé « dust », sont effectivement visibles ce mercredi, un mois et demi seulement après un épisode similaire.



Ampleur géographique

Il y a six semaines, Atmo Nouvelle-Aquitaine (l'organisme qui mesure la qualité de l'air) précisait que « les vents de Sud-Est » qui soufflaient notamment sur la région Nouvelle-Aquitaine « ramènaient des poussières désertiques venant du Sahara. » « Ces poussières étaient visibles dans le ciel (couleur orangé) et sur le sol (sables lessivés par les pluies et/ou l’humidité). »

Les capots de voiture étaient recouverts de sable ce mardi matin en Gironde
Les capots de voiture étaient recouverts de sable ce mardi matin en Gironde - Mickaël Bosredon/20Minutes

« Ce type d'épisode de remontée de poussière désertique est assez fréquent à ces périodes, mais celui-ci a l'air particulièrement marquant par son ampleur géographique et sa durée, avait expliqué à 20 Minutes Gaëlle Collin, responsable de l'équipe environnement, atmosphérique et santé de Météo-France. Mais pour vraiment le qualifier, il faudra voir ce qu'il y a eu en termes de concentration de poussière désertique, ce qui sera du ressort des associations de surveillance de qualité de l'air. »