Bretagne : Energy Observer annonce un cargo de 120m de long fonctionnant à l'hydrogène pour 2025

ENERGIE Le bateau vert affichera une capacité de chargement d'environ 5.000 tonnes de marchandises

C.A. avec AFP
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Energy Observer prévoit la construction d'un cargo de 120 m de long fonctionnant à l'hydrogène d'ici 2025.
Energy Observer prévoit la construction d'un cargo de 120 m de long fonctionnant à l'hydrogène d'ici 2025. — Kadeg Boucher / JB Epron Design

Il s’est fait un nom en lançant un bateau laboratoire capable de produire son propre hydrogène. Bientôt, l’ancien skipper Victorien Erussard pourrait être « l’inventeur » d’un navire nouvelle génération capable de transporter jusqu’à 5.000 tonnes de marchandises sans la moindre émission.  L'entrepreneur à la tête d'Energy Observer a annoncé dimanche qu’il prévoyait de développer un cargo fonctionnant à l’hydrogène et capable de le produire lui-même d’ici 2025. « On n’est plus sur un navire d’exploration mais sur un navire de charge industriel », a expliqué l’ancien skipper, qui détaillera son projet  lors du One Ocean Summit de Brest.

Ce futur cargo mesurera 120 mètres de long, 22 de large et aura une capacité de chargement de 5.000 tonnes, correspondant à 240 conteneurs ou 500 mètres linéaires de chargement de véhicules. Il sera entièrement électrique et équipé de batteries. En termes de carburant, pour générer l’électricité, il sera doté de réservoirs d’hydrogène liquide. Il disposera en outre d’une assistance à la voile. « Si on arrive à démontrer qu’avec cette technologie on peut transporter de la marchandise en faisant zéro émission, on a potentiellement la possibilité de décarboner à peu près un tiers de la flotte mondiale », a souligné Victorien Erussard.

Le bateau sera construit sur un chantier français

D’un coût de 80 millions d’euros, le navire aux couleurs du drapeau français et aux lignes futuristes pourra être exploité commercialement pendant une trentaine d’années sur des lignes intra-européennes. Il sera construit dans un chantier français avec des partenaires tels que le groupe Air Liquide ou l’armateur CMA CGM.

Le transport maritime émet chaque année plus d’un milliard de tonnes de CO2, soit l’équivalent d’un pays comme le Japon, sans compter les émissions de particules fines, rappelle Energy Observer dans son communiqué. L’Organisation maritime internationale (OMI) a fixé la réduction des émissions de CO2 du secteur d’au moins 40 % d’ici à 2030 par rapport à 2008 et de 50 % d’ici à 2050.