Chiens : Des beagles destinés aux laboratoires sont « élevés » en France

SOUFFRANCE ANIMALE Aujourd’hui, Brut, partenaire de « 20 Minutes », dénonce l’une des pratiques les plus critiquées de l’industrie pharmaceutique

20 Minutes avec Brut
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Des chiens beagles derrière une cage.
Des chiens beagles derrière une cage. — Cruelty Free International / SOKO Tierschutz

Protégées par des barbelés – ce qui n’a pas empêché les drones de l’ association L214 de réussir à les filmer –, des centaines de cages abritent des  beagles. C’est d’ailleurs parce que cette race de chien est réputée pour son bon caractère et sa docilité que l’entreprise Marshall BioResources (MBR) en « élève », ici des milliers d’individus,  à des fins expérimentales.

« Un lieu de souffrance »

Cet établissement de Gannat (Allier), « l’un des deux élevages français de chiens beagles qui appartient à l’entreprise MBR », selon la conseillère municipale du Parti animaliste à Grenoble (Isère), Sandra Krief, est régulièrement pris à partie par des militantes et militants qui demandent sa fermeture.  Cédric Villani, mathématicien et député de l’Essonne, s’insurge également : « C’est un lieu de souffrance où des êtres sensibles, intelligents, sont sacrifiés. »

Un avis que ne partage pas Ivan Balansard, vétérinaire du CNRS, qui précise que « ces animaux sont suivis par des vétérinaires et qu’une partie d’entre eux finissent par être mis à l’adoption ». Vertueux ou condamnable, ce système a conduit, en France et en 2019, à 1,9 million d’utilisations d’animaux (dont près de 4.900 chiens) à des fins scientifiques. Découvrez les témoignages de ses opposants et de l’un de ses défenseurs dans cette vidéo de notre partenaire  Brut.