Réchauffement climatique : 2021 est l’une des sept années les plus chaudes jamais enregistrées, selon l’ONU

THERMOMETRE EN FOLIE Les sept dernières années ont toutes dépassé d’au moins un degré la température mondiale de l’ère préindustrielle

X.R. avec AFP
— 
Malgré le phénomène de la Niña, l'année 2021 a été particulièrement chaude.
Malgré le phénomène de la Niña, l'année 2021 a été particulièrement chaude. — Pixabay

Don’t look up… vous risqueriez de prendre une insolation. L’année 2021, malgré le phénomène météorologique de la Niña qui a temporairement fait baisser les températures, figure parmi les sept années les plus chaudes jamais enregistrées. Et ce top 7 est en fait composé… des sept dernières années. « Les sept années les plus chaudes ont toutes été enregistrées depuis 2015, les années 2016, 2019 et 2020 arrivant en tête du classement », souligne l’Organisation météorologique mondiale dans un communiqué, ajoutant que « pour la septième année consécutive, la température mondiale a dépassé de plus de 1°C les niveaux préindustriels ».

« Le réchauffement de la planète et les autres tendances à long terme du changement climatique devraient se poursuivre en raison des niveaux records de  gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère », ajoute encore l’organisation onusienne basée à Genève. « Le réchauffement global à long terme dû à l’augmentation des gaz à effet de serre est désormais bien plus marqué que la variabilité annuelle de la moyenne des températures du globe causée par des facteurs climatiques naturels », indique le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, cité dans un communiqué.

L’objectif de l’accord de Paris encore atteignable ?

Ainsi, si des épisodes consécutifs de La Niña – qui a réapparu à la fin de l’année dernière 2021 après un premier épisode 2020-2021 – ont fait que le réchauffement des températures a été relativement moins prononcé en 2021 qu’au cours des dernières années, l’année 2021 « a tout de même été plus chaude que celles qui ont subi l’influence de La Niña dans un passé récent », a expliqué Petteri Taalas.

L’impact de La Niña, qui se produit tous les deux à sept ans, se ressent sur une large partie de la Terre sous forme de variations dans la pression atmosphérique, les vents et les précipitations, avec des effets en général inverse d’un autre phénomène, El Niño. En 2021, selon l’OMM, la température moyenne sur la planète était donc supérieure d’environ 1,11 °C, avec une marge d’erreur de plus ou moins 0,13 °C, à sa valeur préindustrielle, qui correspond à la période 1850-1900. L’objectif de l’accord de Paris, de maintenir le réchauffement climatique à moins de 1,5 °C si possible, paraît bien difficile à atteindre…

En tout état de cause, « l’année 2021 restera dans les mémoires en raison d’un record de température de près de 50 °C enregistré au Canada – soit une température comparable aux valeurs relevées dans le Sahara en Algérie – de précipitations exceptionnelles et d’inondations meurtrières en Asie et en Europe ainsi que d’épisodes de sécheresse dans certaines régions d’Afrique et d’Amérique du Sud », rappelle le secrétaire général de l’OMM.