Trente rhinocéros blancs transférés au Rwanda après un trajet… en Boeing 747

ANIMAUX L’opération de transfert a coûté près d’un million de dollars

20 Minutes avec agences
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Les rhinocéros blancs sont une espèce menacée d'extinction.
Les rhinocéros blancs sont une espèce menacée d'extinction. — HotSpot Media/SIPA

Trente rhinocéros blancs du Sud, originaires d’Afrique du Sud, ont été introduits au Rwanda, ont annoncé ce lundi les responsables du parc national de l’Akagera. Il s’agit selon eux du plus important « transfert de l’histoire » pour cette espèce menacée.

Deux jours ont été nécessaires pour transporter les mastodontes, pouvant peser jusqu’à deux tonnes, sur les 3.400 km séparant les deux pays. Une partie du voyage a été effectuée en Boeing 747. « Ce projet a demandé une précaution extrême et beaucoup de travail », a déclaré le directeur général de l’ONG African Parks, qui cogère le parc de l’Akagera. « Il fallait que les 30 rhinos arrivent en sécurité et en bonne santé. »



Le Rwanda, un « nouveau fief » pour l’espèce

L’opération a coûté environ 1 million de dollars (900.000 euros) et impliqué 80 personnes, dont des vétérinaires et des spécialistes du transport d’animaux sauvages. Le rhinocéros blanc du Sud est aujourd’hui considéré comme menacé de disparition avec environ 20.000 individus dans le monde, selon le WWF. Il est classé comme quasi-menacé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).



Son habitat naturel est l’Afrique australe, dont l’Afrique du Sud, la Namibie et le Zimbabwe. Il a également été introduit au Kenya pour le soustraire au braconnage, alimenté par la demande en corne. Avec ce transfert, African Parks entend établir pour les rhinocéros blancs du Sud un « nouveau fief ». « Ce sera pour eux l’opportunité de grandir dans un environnement sûr », a déclaré le directeur régional d’African Parks.

Les 30 rhinocéros blancs du Sud ont été dans un premier temps répartis en deux groupes dans de petits enclos (de la taille d’un stade de football tout de même), riches en herbe et en points d’eau. Les animaux seront ensuite relâchés et suivis au quotidien par une équipe qui « vérifiera leur acclimatation, leur sécurité et leur bien-être », a détaillé Arielle Kageruka, responsable tourisme du Rwanda Development Board.