Pyrénées : Un « monsieur ours » nommé par le préfet pour renouer le dialogue entre pro et anti

BIODIVERSITE Les tensions sont à nouveau vives depuis samedi, jour où un chasseur a été grièvement blessé par une ourse qu’il a abattue

B.C.
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Un ours brun (illustration)
Un ours brun (illustration) — Bergader / Pixabay

Samedi, alors qu’il se trouvait dans le massif du Couserans, en Ariège, pour une battue aux sangliers, un chasseur a été grièvement blessé par une ourse qu’il a abattue. Cet accident a accru les crispations entre partisans et opposants à la réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées, à couteaux tirés depuis plusieurs années.

Pour tenter d’apaiser les tensions entre les différents acteurs, la préfecture d’Occitanie a nommé un préfet délégué à cette question, Jean-Yves Chiaro, le 19 novembre dernier, la veille du drame survenu sur la commune de Seix. « Il aura pour mission de renforcer le dialogue entre tous les acteurs et d’appuyer les préfets de département dans l’action qu’ils mènent au plus près de territoires. Le préfet délégué sera présent lors du groupe "Pastoralisme et ours du massif" que le préfet coordonnateur réunit le 8 décembre prochain. Il ira aussitôt à la rencontre des acteurs de terrain », ont expliqué les services de l’Etat dans un communiqué.

25 ans d’oppositions

Vingt-cinq ans après les premiers lâchers d’ours dans les Pyrénées, les oppositions sont toujours vivaces sur le massif. Les pro-ours viennent ainsi de lancer une pétition demandant l’arrêt des battues dans les zones où les plantigrades sont nombreux.

De leurs côtés, les anti-ours ont rendez-vous ce jeudi pour l’installation du Parlement Avenir Montagne en Ariège, porté par le conseil départemental pour qui la « cohabitation » avec les grands prédateurs est impossible.