COP26 : Greta Thunberg dénonce les voyages en avion privé de Boris Johnson pendant le sommet

MAUVAIS EXEMPLE Le Premier ministre britannique a notamment fait un aller-retour à Londres en pleine conférence qui lui aurait pris 10h de train

20 Minutes avec AFP
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La critique de Greta Thunberg est devenu un véritable slogan pour les défenseurs de la planète.
La critique de Greta Thunberg est devenu un véritable slogan pour les défenseurs de la planète. — Alberto Pezzali/AP/SIPA

Les paroles et les actes. Scrutés par le monde entier, les dirigeants rassemblés à Glasgow se sont engagés sur un certain nombre de promesses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter le réchauffement climatique. Mais tous n’ont pas montré l’exemple. C’est ce que dénonce Greta Thunberg, ciblant le Premier ministre britannique.

Venu directement à Glasgow depuis de la réunion du G20 à Rome fin octobre, Boris Johnson avait rallié l’Ecosse – où s’est tenue jusqu’au 12 novembre la conférence mondiale sur le climat – à bord d’un avion affrété par le gouvernement britannique. Il a également pris cet avion pour rentrer à Londres, moyen de transport bien plus polluant que le train. Le dirigeant conservateur utilisera ensuite ce dernier transport pour retourner à la conférence.

Un trajet de cinq heures en train

Glasgow, ville la plus peuplée d’Ecosse, est à une grosse heure d’avion de la capitale britannique, tandis que le trajet peut prendre plus de cinq heures en train. Qu’importe, « cela n’envoie pas le bon message », a dénoncé Greta Thunberg, qui a voyagé en train depuis Stockholm pour assister à la COP26.

« La crise climatique n’est évidemment pas causée par les jets privés, mais il est un peu hypocrite que des dirigeants mondiaux qui vivent très près, par exemple Boris Johnson, soient arrivés à Glasgow en jet privé alors qu’ils tentent de résoudre la crise climatique », fustige-t-elle. L’activiste suédoise participe ce vendredi à sa première grève de l’école pour le climat dans la capitale suédoise depuis la fin de la conférence le week-end dernier.

Une conférence résumée à du « bla, bla, bla »

Adopté dimanche à l’issue de deux semaines de négociations laborieuses par les 200 pays de la COP26, le « Pacte de Glasgow pour le climat » vise à accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5 °C ni répondre aux demandes d’aide des pays pauvres.

Après la conclusion de cet accord, Greta Thunberg avait déjà déploré que la conférence se soit résumée à du « bla, bla, bla », reprenant des accusations qu’elle avait adressées aux dirigeants du monde. « Je trouve étrange que certaines personnes considèrent cela comme une victoire, car quelles normes cela établit-il pour les futures COP ? Comment pouvons-nous tirer des leçons de cette conférence si nous n’admettons pas qu’il s’agit en fait d’un échec », avait-elle critiqué.