COP26 : Boris Johnson évoque une joie « teintée de déception »

MI-FIGUE MI-RAISIN Le premier ministre britannique trouve que tous les pays n’ont fait les efforts attendus pour avoir un accord climatique plus ambitieux

20 Minutes avec AFP
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Boris Johnson, le premier ministre britannique, à Glasgow.
Boris Johnson, le premier ministre britannique, à Glasgow. — ANDY BUCHANAN / AFP

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est félicité ce dimanche de l’adoption la veille à la COP26 du « Pacte de Glasgow pour le climat » destiné à accélérer la lutte contre le réchauffement mais a déclaré que sa joie était « teintée de déception ». Les 200 pays de la COP26 ont adopté samedi un accord pour accélérer la lutte contre le réchauffement de la planète, sans assurer de le contenir à 1,5 °C ni répondre aux demandes d’aide des pays pauvres.

« Ma joie devant ces progrès est teintée de déception », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, évoquant « ceux pour qui le changement climatique est déjà une question de vie ou de mort ». « Ils exigeaient un haut niveau d’ambition pour ce sommet. Et si beaucoup d’entre nous étaient prêts à faire, ce n’était pas le cas de tout le monde » a-t-il poursuivi, expliquant que « nous pouvons encourager, mais nous ne pouvons pas forcer les nations souveraines à faire ce qu’elles ne souhaitent pas faire. C’est finalement leur décision ».

L’Inde et la Chine freinent sur le charbon

Il s’est toutefois dit « immensément fier » de l’accord conclu et de l’action du président de la COP26, le Britannique Alok Sharma. « Il est incontestable que Glasgow a sonné le glas de l’énergie au charbon. C’est une réalisation fantastique et ce n’est qu’une parmi tant d’autres à la COP », a mis en avant Boris Johnson.

Nommer enfin charbon et pétrole s’est fait dans la douleur, l’Inde et la Chine parvenant au dernier moment, à atténuer encore la formulation en « réduction » au lieu de « sortie » du charbon, poussant Alok Sharma, en larmes, à présenter ses excuses au monde. Ce dimanche, Alok Sharma a déclaré à la BBC que la Chine et l’Inde devraient « s’expliquer » sur cette décision.