COP 26 : Pour Greta Thunberg, la conférence s’est résumée à du « bla-bla-bla »

CRITIQUE « Le vrai travail continue en dehors de ces salles. Et nous n’abandonnerons jamais, jamais », a déclaré l'activiste sur Twitter

20 Minutes avec AFP
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Greta Thunberg le 5 nombre 2021 à Glasgow.
Greta Thunberg le 5 nombre 2021 à Glasgow. — Scott Heppell/AP/SIPA

Après la conclusion d’un accord samedi à la COP26 de Glasgow (Royaume-Uni), la militante suédoise Greta Thunberg a déploré que la conférence se soit résumée à du « bla, bla, bla ». « Le vrai travail continue en dehors de ces salles. Et nous n’abandonnerons jamais, jamais », a déclaré sur Twitter la figure emblématique du mouvement Fridays for Future, à l’issue de la conférence mondiale sur le climat.

Quelques jours auparavant, la militante avait prévenu qu’un accord qualifié « de "petits pas dans la bonne direction", "faire quelques progrès" ou "gagner progressivement" équivaut à perdre ». Interrogée par l’AFP mi-octobre, GretaThunberg craignait déjà que, malgré son caractère « crucial » pour l’avenir de la planète, la COP26 n’apporte « pas de grands changements ».

« Pacte de Glasgow pour le climat »

Ouverte le 31 octobre, la COP26 a joué les prolongations ce samedi, comme beaucoup d’autres COP avant elle. Avant la tombée de rideau sur le Scottish Event Campus de Glasgow, après quinze jours intenses de négociations, les 197 pays membres de la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques (Cnucc) se sont enfin mis d’accord sur les textes de décisions finales qui récapitulent ce sur quoi ils se sont engagés à Glasgow.

La COP26 a adopté ce samedi un texte commun destiné à accélérer la lutte contre le réchauffement climatique, mais sans assurer de le contenir à 1,5°C ni répondre aux demandes d’aide des pays pauvres. Baptisé « Pacte de Glasgow pour le climat », le texte a été adopté à l’issue de deux semaines de négociations éprouvantes, d’un coup de marteau du président britannique de la conférence mondiale sur le climat et après des changements de dernière minute introduits par la Chine et l’Inde sur la question des énergies fossiles.