COP26 : La France rejoint la coalition pour cesser de financer les énergies fossiles à l'étranger

ENERGIE La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, l'a annoncé ce vendredi, dernier jour officiel de la COP26 de Glasgow

20 Minutes avec AFP
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La centrale à charbon de Cordemais, le 27 septembre 2018
La centrale à charbon de Cordemais, le 27 septembre 2018 — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

« La signature de cet accord, c’est une décision de cohérence pour la France qui a toujours été parmi les pays ambitieux pour le climat ». Barbara Pompili ​a donné le ton ce vendredi en conférence de presse à Glasgow (Ecosse).

Au dernier jour (officiel) de la COP26, la ministre française de la Transition écologique a annoncé que la France avait rejoint la coalition de pays s’engageant à mettre un terme d’ici à la fin 2022 au financement à l’étranger de projets d’énergies fossiles sans techniques de capture du carbone. « La réussite de l’accord de Paris et la lutte contre les dérèglements climatiques impliquent nécessairement de tourner la page des énergies fossiles », a ajouté la ministre.

Une victoire cruciale pour les ONG

La semaine dernière, lors de la COP26 à Glasgow, une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, rejoints depuis par quelques autres dont l’Allemagne, avaient lancé cette coalition saluée comme un premier pas dans la bonne direction par les ONG climat. Mais les militants français avaient critiqué l’absence de la France parmi les signataires, d’autant que Paris faisait partie depuis avril d’une autre coalition « Export Finance for Future » (E3F), qui vise à mettre fin, à un horizon encore indéfini, au financement public des projets impliquant des énergies fossiles à l’export.

« Le gouvernement français succombe enfin à la pression diplomatique et de la société civile. C’est une victoire cruciale après des années de mobilisation contre les subventions aux combustibles fossiles à l’étranger qui détruisent le climat. Le diable est dans les détails », a commenté Anna-Lena Rebaud, de l’ONG les Amis de la Terre France. « Enfin ! », a ajouté Armelle Le Comte, d’Oxfam France. « Nous resterons vigilants sur la mise en œuvre pleine et entière de cet engagement. », a-t-elle ajouté.