COP26 : A Glasgow, douze pays et régions, dont la France, s’engagent à sortir du gaz et du pétrole

ENERGIE C’est l’alliance Boga comme Beyond oil and gas alliance, nouvelle coalition officialisée ce jeudi à la COP26 de Glasgow et qui tend à marquer un peu plus encore le début d’un consensus sur la nécessité de sortie des énergies fossiles

Fabrice Pouliquen
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Dan Jorgensen, ministre danois de l'énergie et du climat, lors de l'annonce de la coaltion Boga, le 11 novembre à la COP26 de Glasgow.
Dan Jorgensen, ministre danois de l'énergie et du climat, lors de l'annonce de la coaltion Boga, le 11 novembre à la COP26 de Glasgow. — ANDY BUCHANAN / AFP

Boga comme Beyond oil and gas alliance​… Tel est l’acronyme de la dernière-née des coalitions de pays à la COP26 de Glasgow qui en aura décidément beaucoup vues depuis son ouverture le 31 octobre. Celle-ci est portée par le Costa Rica et le Danemark et rassemble douze pays et régions, qui s’engagent à sortir progressivement du gaz et du pétrole. S’ajoutent aux deux pays fondateurs, la France, le Groenland, l’Irlande, le Québec, la Suède, le Pays de Galles comme membres à part entière ainsi que trois autres associés - la Californie, le Portugal et la Nouvelle-Zélande- et un membre amis avec l'Italie.

Cette alliance, que le Danemark et le Costa Rica avaient déjà annoncé préparer lors de la dernière assemblée générale de l’ONU, fin septembre dernier, fait écho à cette autre coalition, en première semaine, de dix-neuf Etats et quatre acteurs publics, de stopper le financement de projets d’énergies fossiles à l’étranger d’ici 2023. Du moins si ceux-ci ne mettent pas en œuvre des techniques de capture et stockage de carbone.

Pas de date précise… « mais une première étape »

L’Alliance Boga va plus loin donc, puisque les pays signataires s’engagent à fixer une date de fin pour leurs activités d’explorations et d’extraction de pétrole et de gaz, deux énergies fossiles jusque-là peu abordées dans les COP qui se focalisent surtout sur le charbon, au plus lourd bilan carbone encore. « Si nous voulons faire face à la crise climatique, nous avons besoin de planifier un arrêt maîtrisé mais décisif de la production de pétrole et de gaz, rappelle Andrea Meza, ministre de l’environnement et de l’énergie du Costa Rica.

Gros bémol tout de même, cette alliance Boga ne fixe pas encore à ce jour de date précise pour cette sortie du gaz et du pétrole. Parmi ces douze membres ne figurent pas non plus les plus gros producteurs mondiaux de gaz et de pétrole, même si le Danemark est l’un des plus gros producteurs d’hydrocarbure d’Europe. « Boga est la première alliance de ce genre, une première étape importante », défend Dan Jorgensen, ministre danois de l’énergie. Boga participe ainsi, comme les annonces de la première semaine sur les énergies fossiles, à faire émerger un consensus sur la nécessité de sortir des énergies fossiles. « De nouveaux pays pourraient rejoindre l’alliance dans les prochains jours, assure Dan Jorgensen. Nous avons des discussions étroites avec l’Ecosse notamment. » Affaire à suivre donc.