Var : Le troupeau d’un éleveur aurait été décimé par deux attaques de loups

AGRICULTURE Un élevage ovin de La Verdière a perdu 30 bêtes en deux jours

20 Minutes avec agence
Les éleveurs sont désemparés face aux attaques de loups.
Les éleveurs sont désemparés face aux attaques de loups. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Au cours des nuits du 29 et du 30 octobre, un élevage ovin situé à La Verdière (Var) a été décimé par deux attaques présumées de loups, rapporte Var-Matin. Au total, 26 bêtes sont mortes, huit ont été blessées et 17 sont portées disparues. « On est revenus depuis à peine trois semaines et on perd déjà 30 bêtes en deux jours », a indiqué avec amertume l’éleveur Guillaume Menut à nos confrères.

Son troupeau avait en effet été relativement préservé lors des trois derniers mois passés dans le massif du Mercantour. Selon l’exploitant, le nombre de loups dans la région serait ainsi fortement sous-estimé. « Si on admettait que leur nombre est largement supérieur, le loup pourrait être déclassé et ne serait plus considéré comme menacé » a-t-il expliqué. Tuer un loup sans autorisation de la préfecture est en effet toujours passible d’une amende.

La crainte de nouvelles attaques

Interrogée par France 3 PACA, Hervé Boyac, représentant de l’association FERUS, précise : « On tire sur des loups souvent indûment, c’est-à-dire qu’on n’a pas utilisé toutes les mesures de protection qu’on pourrait utiliser ».

Mais le berger de La Verdière se sent d’autant plus impuissant qu’il avait pris des précautions. Les chiens et les clôtures électriques n’ont cependant pas pu contenir les attaques. Après le passage de l’Office français de la biodiversité, l’éleveur devrait être indemnisé pour chaque animal tué ou blessé. L’homme craint cependant de nouvelles attaques à l’hiver, 250 animaux ayant été tués l’année dernière entre décembre et février.