COP26 : Dix-neuf pays, dont les Etats-Unis, s’engagent à ne plus financer les énergies fossiles à l’étranger

ENVIRONNEMENT Les projets d’énergies fossiles sans techniques de capture de carbone risquent de voir leurs investissements coupés

M.F avec AFP
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Une pompe à pétrole, près du village de Yamashi dans le district d'Almetyevsk, dans la République du Tatarstan, en Russie.
Une pompe à pétrole, près du village de Yamashi dans le district d'Almetyevsk, dans la République du Tatarstan, en Russie. — Maksim Bogodvid/SPUTNIK/SIPA

Cette décision pourrait bien faire partie des plus importants engagements pris lors du sommet mondial pour le climat. Au moins 19 pays ont annoncé jeudi qu’ils mettraient un terme d’ici la fin de 2022 aux investissements à l’étranger « de projets liés aux combustibles fossiles non assortis de systèmes de capture du carbone ».

Parmi les signataires, de grands investisseurs comme les Etats-Unis et le Canada. La déclaration commune des signataires, parmi lesquels on retrouve de grands investisseurs comme les Etats-Unis et le Canada a été diffusée durant la COP26 à Glasgow. Ces pays reconnaissent que ces financements « comportent de plus en plus des risques sociaux et économiques ».

Les financements réorientés vers des énergies renouvelables

Les nations du G20 se sont récemment accordées pour cesser de soutenir les projets de centrales au charbon à l’étranger. Le plan annoncé jeudi, à l’initiative de Londres, inclut pour la première fois gaz et pétrole, et promet de réorienter cet argent vers des énergies renouvelables.

« Nous devons mettre les financements publics du bon côté de l’Histoire. Mettre fin aux financements internationaux sur tous ces projets d’énergies fossiles est essentiel si nous voulons pouvoir conserver l’objectif de 1,5°C », de réchauffement de l’accord de Paris, a commenté le secrétaire d’Etat britannique aux entreprises, Greg Hands.