Parc éolien de Saint-Brieuc : Fin de la première phase, les travaux vont reprendre « au plus tard » le 1er mars

CALENDRIER La mise en service de ce parc en mer, soutenu par l’Etat mais combattu judiciairement par des pêcheurs, est officiellement prévue pour fin 2023

20 Minutes avec AFP
Des pêcheurs venus protester autour du bateau de forage Aeolus, en baie de Saint-Brieuc le 7 mai 2021 (illustration).
Des pêcheurs venus protester autour du bateau de forage Aeolus, en baie de Saint-Brieuc le 7 mai 2021 (illustration). — Mathieu Pattier

Le chantier du parc éolien contesté en baie de Saint-Brieuc va continuer. Le promoteur Ailes Marines, filiale à 100 % du groupe espagnol Iberdrola, a en effet annoncé dimanche la fin de la première phase des travaux en mer et leur reprise « au plus tard » le premier mars prochain.

« A ce jour, le navire Aeolus a réalisé des forages sur cinq emplacements d’éoliennes et sur l’emplacement de la sous-station électrique. Au total, dix-neuf forages ont été effectués par le navire, dont les trois quarts à l’objectif de profondeur voulu. Les pieux ont été installés sur trois positions », celles de deux éoliennes ainsi que celle de la sous-station électrique, indique Ailes Marines.

Un projet de 62 éoliennes

Lors de ces travaux, « des mesures renforcées de la turbidité (de l’eau) et du bruit » ont été réalisées, assure également le promoteur. Celles-ci « viennent s’ajouter à la quarantaine de mesures environnementales incluses dans les autorisations préfectorales du projet et réalisées par Ailes Marines ».

Ce parc éolien en mer, composé de 62 éoliennes fixées sur les fonds marins et s’élevant à 205 mètres au-dessus de la mer, est défendu, outre l’Etat, par des institutions comme la région Bretagne mais vivement contesté par ailleurs, en particulier par les pêcheurs qui ont engagé plusieurs actions en justice toujours en cours.

Des forages compliqués

Chaque éolienne repose sur un tripode, ce qui nécessite trois forages par éolienne pour arrimer aux fonds marins les trois pieux de soutien de chacune de ces structures. Au total, sans compter la sous-station électrique, ce sont donc 186 forages qui doivent être réalisés. Particulièrement durs en raison de la nature des roches, les fonds marins de la baie de Saint-Brieuc ont entraîné des difficultés de forage. Le navire Aeolus a ainsi subi deux fuites d’huile hydraulique en juin et juillet derniers suite à ces difficultés.

La mise en service du parc est officiellement toujours prévue fin 2023. Il doit être érigé à 16,3 kilomètres de la côte. D’une capacité totale de 496 MW, il est censé, selon son promoteur, produire l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 835.000 habitants.