Pays-de-la-Loire : La présidente de région veut une mini-centrale nucléaire à Cordemais

ENERGIE Christelle Morançais (LR) souhaite accueillir un mini réacteur nucléaire en lieu et place de la centrale thermique EDF de Cordemais, vouée à la fermeture

J.U.
— 
La centrale EDF de Cordemais, en 2019.
La centrale EDF de Cordemais, en 2019. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Dix jours après les annonces de l'Etat quant à la mise en service de mini réacteurs nucléaires modulaires (SMR) à l’horizon 2035 en France, un premier territoire s’y voit déjà. Ce vendredi, en fin de session du conseil régional des Pays-de-la-Loire, la présidente Christelle Morançais (LR) s’est prononcée en faveur de l’implantation de l’une de ces petites centrales nucléaires sur le site de Cordemais (Loire-Atlantique), où la centrale à charbon doit fermer d’ici à 2026  après l'abandon du projet de reconversion. Christelle Morançais se serait déjà entretenue sur le sujet avec le PDG d’EDF.

« La Région veut s’inscrire pleinement dans la dynamique "France 2030" et contribuer à offrir au site de Cordemais un avenir utile pour l’emploi et le savoir-faire industriels, utile pour le territoire, mais aussi, et surtout, utile pour notre environnement, estime la présidente de région. Le nucléaire est une énergie propre, très peu émettrice de gaz à effet de serre, qui doit nous permettre, en complément du développement des énergies renouvelables, de soutenir de façon durable le dynamisme économique de notre région ».

« Fuite en avant »

L’annonce a évidemment fait bondir les élus de l’opposition, et notamment les écologistes.

« Un tel projet serait une fuite en avant alors qu’il y a urgence à remettre sans attendre les acteurs autour de la table pour faire de Cordemais un site pilote de la transition énergétique, sans charbon ni nucléaire ! », écrivent les élus du groupe dans un communiqué. Leurs alliés de la France Insoumise parlent même d’une « folie ».