Electricité : Un label de l’Ademe pour y voir plus clair dans les offres « vertes »

ENERGIE Le label propose deux niveaux, « choix engagé » et « très engagé », suivant que vous voulez du nucléaire ou pas dans votre mix énergétique

20 Minutes avec AFP
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Une facture électrique. (illustration)
Une facture électrique. (illustration) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Un label est désormais en place pour permettre au consommateur d’y voir plus clair parmi la multitude d’offres d’électricité dite « verte », a annoncé ce vendredi l’Agence de la transition énergétique (Ademe). Ce label baptisé VertVolt se décline en deux niveaux : « choix engagé » et « très engagé ». Il concerne à ce stade les offres d’EDF, Enercoop, Engie, Oui Energy et Plüm Energie. « L’Ademe met en place ce label pour répondre au double enjeu de renforcer la confiance des consommateurs, et d’orienter les fournisseurs vers des offres vertes plus qualitatives », explique l’agence.

En souscrivant à une telle offre, le consommateur est certain de rémunérer à 100 % des installations d’énergies renouvelables en France, voire d’en accélérer l’essor s’il opte pour le choix « très engagé », selon l’Ademe. VertVolt impose plus de transparence sur l’origine géographique et la technologie de production électrique achetée. Les fournisseurs devront également préciser la part que représente leur offre labellisée VertVolt dans leur portefeuille de clients. Ils pourront en outre apposer l’indication « sans nucléaire » s’ils n’ont pas recours à l’Arenh (accès régulé à l’électricité nucléaire historique) pour leurs autres offres.

Des offres « vertes » à géométrie variable

Les fournisseurs labellisés devront enfin mettre en place des mesures de sensibilisation des consommateurs à la maîtrise de l’énergie. Le marché est aujourd’hui inondé d’offres dites « vertes », surfant sur les préoccupations environnementales de la société mais hétérogènes, avec des promesses pas toujours vérifiables. Elles reposent souvent sur le système des « garanties d’origine », attestant simplement qu’une quantité équivalente d’électricité renouvelable à celle qui a été vendue au client a bien été injectée dans le réseau en Europe. Ces garanties proviennent en outre surtout de barrages déjà amortis, si bien que souscrire à ces offres ne garantit en rien d’aider la transition énergétique.

Le label de l’Ademe indique que le fournisseur ne se contente pas de garanties d’origine, mais qu’il achète auprès d’un producteur d’énergies renouvelables. Le niveau « très engagé » garantit en outre que 25 % de cette électricité provient d’installations sous gouvernance partagée (impliquant des citoyens, des collectivités) ou mises en place sans aide de l’Etat (comme c’est le cas des installations récentes).