Nice : Si la planète se réchauffe encore de 3 °C, la coulée verte et le Vieux-Nice seront sous l’eau

ENVIRONNEMENT La montée du niveau de la mer va se poursuivre au-delà de 2100, quelle que soit la vitesse de réduction des émissions de gaz à effet de serre, préviennent les scientifiques

E.M. avec AFP
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La coulée verte et le Vieux-Nice seront sous l'eau si le réchauffement climatique atteint 3°C supplémentaires
La coulée verte et le Vieux-Nice seront sous l'eau si le réchauffement climatique atteint 3°C supplémentaires — Capture d'écran Climate Central

La coulée verte et le Vieux-Nice sous l’eau, avec seulement les toits qui dépassent. Ça pourrait être le scénario d’un film catastrophe mais c’est bien ce qu’il pourrait se passer d’ici plusieurs centaines d’années. Dans une nouvelle étude, parue mardi dans la revue Environmental Research Letters, des scientifiques alertent sur la montée des eaux après avoir observé les conséquences directes sur les villes côtières, dont Nice. Si la température de la planète se réchauffe de 3 °C de plus, ces zones urbaines seront entièrement submergées.

La montée des eaux dans la ville de Nice si le réchauffement climatique reste à 1,5°C
La montée des eaux dans la ville de Nice si le réchauffement climatique reste à 1,5°C - Capture d'écran Climate Central
La coulée verte et le Vieux-Nice seront sous l'eau si le réchauffement climatique atteint 3°C supplémentaires
La coulée verte et le Vieux-Nice seront sous l'eau si le réchauffement climatique atteint 3°C supplémentaires - Capture d'écran Climate Central

Déjà en août, le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) tirait la sonnette d’alarme sur le réchauffement climatique et ses effets sur le niveau de la mer dès la fin du siècle. La plupart des estimations actuelles de la montée du niveau de la mer et des menaces qu’elle fait peser sur les villes côtières courent jusqu’à la fin du siècle et vont d’un demi-mètre à moins d’un mètre.

Environ 5 % de la population mondiale concernée

Le phénomène va se poursuivre au-delà de 2100 sous l’effet du réchauffement de l’eau et de la fonte des glaces, explique l’étude, quelle que soit la vitesse de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

« Environ 5 % de la population mondiale vit actuellement sur des terres situées sous le niveau qui sera atteint en marée haute sous l’effet du dioxyde de carbone déjà accumulé dans l’atmosphère par l’activité humaine », a affirmé l’auteur principal de l’article Ben Strauss.