Toulouse : Et maintenant, les spiritueux se mettent aussi en vrac

CONSOMMATION Alors que la tendance au sans emballage prend de l'ampleur, un caviste toulousain a décidé de vendre des spiritueux en vrac

Béatrice Colin
Julien Cazaubon a ouvert une cave à vins à Toulouse où il vend du spiritueux en vrac.
Julien Cazaubon a ouvert une cave à vins à Toulouse où il vend du spiritueux en vrac. — B. Colin / 20 Minutes
  • Depuis quelques années, la tendance à la vente en vrac prend de l'ampleur à Toulouse et sur l'ensemble du territoire français.
  • Un caviste a décidé s'y mettre en vendant des spiritueux produits en France et des les vendre en vrac.
  • Un moyen d'être plus écologique et aussi économique pour ce sommelier de formation.

Depuis plusieurs années, des Toulousains ont décidé de passer au sans emballage. Des produits cosmétiques aux céréales, certains consommateurs ont pris le pli du zéro déchet, que ce soit en allant dans les épiceries spécialisées dans le vrac ou en faisant leurs achats au Drive tout nu, le premier concept de supermarché en ligne né dans la Ville rose et où l’on récupère ses courses en bocaux, y compris sa viande.

Une tendance qui fait des émules et a trouvé un écho au sein de la toute nouvelle cave à vins installée sur la place Arnaud-Bernard. Habitué à vendre du vin en vrac dans l’établissement où il travaillait auparavant, Julien Cazaubon a décidé de pousser le concept encore plus loin en proposant à compter de cette semaine la vente des spiritueux en vrac. « C’est écologique et économique et cela répond à une vraie attente. Je récupère les alcools directement en bonbonne auprès des producteurs, cela veut dire moins de bouteilles et donc moins de transports et de frais », explique le jeune caviste de Mr. Pépin qui fut un temps sommelier.

Bouteille consignée et alcools français

Pour mettre en musique son projet, il a dû créer de A à Z des meubles adaptés, pouvant accueillir les fameuses dames-jeannes, ces grandes bonbonnes arrondies de verre épais. Et démarcher des artisans distillateurs prêts à se lancer dans l’aventure à ses côtés. Aujourd’hui, il propose à la vente un gin bio de l’Aveyron, un Armagnac du Gers ou encore une eau-de-vie de poire de Normandie. Et il ne passe par aucun grossiste, préférant traiter directement avec les producteurs, ce qui lui permet de proposer ces alcools à des prix attractifs, mais aussi en différentes quantités.

« C’est sympa de pouvoir choisir le format, de prendre seulement une bouteille de 35 cl pour goûter », réagit un client lorsque Julien Cazaubon lui présente cette possibilité. C’est l’un des avantages du vrac, les consommateurs peuvent décider d’emporter leur spiritueux dans une bouteille de 35 cl, 50 cl ou 70 cl. Lors de leur premier achat, ils débourseront 4 euros pour la consigne, et pourront la ramener, et la remplir à nouveau lors de leur passage suivant.

« En soi, c’est un service plus qu’un concept et cela permet de faire découvrir des produits à des prix intéressants, moins chers qu’au domaine. Par exemple, la bouteille de 75 cl est vendue ici 33 euros, soit trois euros de moins que chez le producteur », détaille le caviste. Ce dernier a déjà reçu de nombreux appels d’homologues pour échanger sur le concept, mais aussi sur ses meubles 100 % maison.