Climat : Les Français prêts à faire des efforts pour réduire leur empreinte carbone

SONDAGE 70 % des Français se disent pessimistes quant à l’avenir du climat, mais ils sont prêts à faire des efforts, en tout cas d’après un sondage

20 Minutes avec AFP
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Lors d'une manifestation écologiste à Marseille. (archives)
Lors d'une manifestation écologiste à Marseille. (archives) — CHRISTOPHE SIMON / AFP

Les Français, pessimistes quant à l’avenir de la planète, se disent majoritairement prêts à s’impliquer davantage pour réduire leur empreinte carbone si on les y encourage, selon un sondage Odoxa pour les quotidiens du groupe Ebra paru ce mercredi. A l’approche de la COP26 sur le climat à Glasgow en novembre, 70 % des Français se déclarent pessimistes pour l’avenir de la planète, et 44 % jugent que la protection de l’environnement est un sujet prioritaire.

La notion d’empreinte carbone est connue, mais seulement 48 % des personnes interrogées savent précisément de quoi il s’agit. Pour la limiter, une majorité adoptent au quotidien des « écogestes » comme le tri des déchets (81 %), l’utilisation de sacs réutilisables pour faire leurs courses (80 %), la consommation d’eau du robinet (61 %), de produits de saison uniquement (59 %)…

Pas question de renoncer à la viande rouge

Mais l’engagement est moindre dans des « domaines fortement émetteurs de CO2 », détaille le sondage : pas question de renoncer à la viande rouge pour 47 % des Français, ni à la voiture pour les trajets quotidiens (50 %), ni à l’avion pour les trajets en France (57 %). Des progrès restent aussi à faire pour réduire l’empreinte carbone du numérique, puisque seuls 41 % ont renoncé au streaming pour regarder des vidéos, 40 % limitent leurs envois d’e-mails et de pièces jointes et moins de 30 % ont acheté des téléphones ou ordinateurs reconditionnés.

Aujourd’hui, 76 % se disent motivés pour renforcer leurs bonnes pratiques écologiques dans les mois à venir. Cette intention est plus sensible encore chez les employés (82 %) et les cadres (81 %), les femmes (81 %) et les 25-34 ans (80 %). Mais avec un frein : plus de 60 % jugent cet engagement coûteux et ne sont pas prêts à payer davantage. Ils s’estiment en outre mal informés sur la manière de mettre en œuvre les bonnes pratiques, et insuffisamment encouragés par leurs entreprises (55 %), l’Etat et les collectivités locales (60 %), ou leurs concitoyens (61 %).

Interrogés sur une redevance incitative, 70 % d’entre eux déclarent « que cette articulation fine entre bénéfice écologique et intérêt financier les motiverait », conclut le sondage. L’enquête a été réalisée pour les groupes Ebra et Suez entre le 30 juin et le 2 juillet, auprès d’un échantillon représentatif de 1.510 Français.