Météo : Le phénomène climatique La Niña pourrait réapparaître d’ici à la fin de l'année

TEMPERATURE La Niña a en général les effets inverses du phénomène El Niño

M.F avec AFP
— 
D'après les données de l'Agence indonésienne de météorologie, de climatologie et de géophysique (BMKG), l'anomalie climatique de La Nina qui se développe dans l'océan Pacifique, auraitDes inondations dans la région de Bogor, en Indonésie le 9 février 2021.
D'après les données de l'Agence indonésienne de météorologie, de climatologie et de géophysique (BMKG), l'anomalie climatique de La Nina qui se développe dans l'océan Pacifique, auraitDes inondations dans la région de Bogor, en Indonésie le 9 février 2021. — INA Photo Agency/Sipa USA/SIPA

Déjà de retour. Seulement cinq mois après avoir été déclarée terminée par l’Organisation météorologique mondiale, La Niña serait sur le point de réapparaître. Ce phénomène climatique de refroidissement à grande échelle des eaux de surface avait été observé d'août 2020 à mai 2021 dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Selon l’OMM, il y aurait 40 % de chance que cet épisode revienne d’ici à la fin de l’année.

« Malgré le phénomène La Niña, qui a normalement pour effet de refroidir le climat, les températures mesurées sur les terres émergées devraient être supérieures à la moyenne entre septembre et novembre, notamment dans l’hémisphère Nord », souligne l’organisation.

Le changement climatique amplifie les effets de La Niña

L’impact de La Niña, qui se produit tous les deux à sept ans, se ressent sur une large partie de la Terre sous forme de variations dans la pression atmosphérique, les vents et les précipitations, avec des effets en général inverse d’un autre phénomène, El Niño. Mais le changement climatique provoqué par les activités humaines influe sur ces phénomènes.

« Le changement climatique d’origine anthropique amplifie les effets des phénomènes naturels tels que La Niña et influe de plus en plus sur nos conditions météorologiques, ce qui se traduit notamment par une chaleur et une sécheresse plus intenses (et le risque associé de feux de forêt) ainsi que par des précipitations et des inondations records », a déclaré le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. « Nous en avons été tragiquement témoins au cours des derniers mois dans presque toutes les régions du monde. Le changement climatique accroît la gravité et la fréquence des catastrophes », a-t-il souligné, faisant allusion aux incendies qui ont frappé l’ouest des Etats-Unis ou à l’ouragan Ida, qui a noyé New York sous des trombes d’eau.

Précipitations inférieures à la normale en Amérique du Sud

Malgré la résurgence prévue d’un épisode La Niña de faible intensité, les températures de surface de la mer supérieures à la moyenne devraient influencer les températures de l’air pour la période comprise entre septembre et novembre 2021, note l’OMM. Selon elle, les températures devraient être très supérieures à la moyenne dans le centre-est de l’Amérique du Nord, l’extrême nord de l’Asie et l’Arctique, ainsi que dans le centre et l’est de l’Afrique et dans le sud de l’Amérique du Sud.

Il y a une probabilité accrue de précipitations inférieures à la normale dans de nombreuses zones du sud l’Amérique du Sud. Une grande partie de la Méditerranée, qui s’étend à la péninsule arabique et à l’Asie centrale, et le sud de l’Afrique centrale et orientale, devraient également enregistrer des précipitations inférieures à la normale.