Congrès mondial pour la nature : Climat, zoonoses..., une trentaine de motions urgentes ou controversées

BIODIVERSITÉ L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) doit se pencher à partir de mercredi sur une trentaine de motions

20 Minutes avec AFP
Au congrès mondial pour la nature à Marseille
Au congrès mondial pour la nature à Marseille — Nicolas TUCAT / AFP
  • Réunie jusqu’à samedi prochain à Marseille, l’assemblée de l’Union internationale pour la conservation de la nature se termine avec des séances plénières pendant trois jours.
  • Sans être contraignantes, ces motions permettent à l’UICN, qui rassemble gouvernements, ONG, organisations économiques, représentants des peuples indigènes, d’influer sur les politiques mondiales de protection de la nature.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) doit se pencher à partir de mercredi sur une trentaine de motions urgentes ou controversées, sauf s’il est décidé en dernière minute de les reporter avec un vote en ligne. L’assemblée de ses membres se réunit à Marseille en séances plénières pendant trois jours. Les membres présents sur place doivent normalement se prononcer sur 19 motions controversées et neuf déposées en urgence, d’autres plus consensuelles ayant déjà été adoptées en ligne. Mais de nombreux membres n’ayant pas pu se rendre en France à cause du Covid-19, une demande de dernière minute défend « un vote en ligne dans le mois suivant la fin du congrès ».

Sans être contraignantes, ces motions permettent à l’UICN, qui rassemble gouvernements, ONG, organisations économiques, représentants des peuples indigènes, d’influer sur les politiques mondiales de protection de la nature.

Pour éviter un nouveau Covid-19

Une motion d’urgence met en avant le risque d’émergence accrue de zoonoses liée à la perte de biodiversité. Elle demande aux membres de « développer des stratégies de prévention des pandémies » et de « réduire les interactions directes entre humains et espèces sauvages ».

Nouveau cadre mondial pour la nature

Deux motions sont liées aux négociations internationales en cours pour établir un nouveau cadre mondial de protection de la nature. L’une demande aux 1.400 membres de l’UICN de « contribuer au succès de la COP15 » une réunion internationale jugée essentielle pour la protection de la nature qui se tiendra en avril 2022.

L’autre défend l’idée de protéger « au moins 30 % » ou « au moins la moitié de notre planète », le pourcentage n’étant pas encore tranché, et de promouvoir cet objectif lors de ces négociations internationales.

Protéger 80 % de l’Amazonie

Une motion d’urgence défendue par les peuples autochtones porte l’objectif « de protéger et de conserver au moins 80 % de l'Amazonie d’ici à 2025 », soulignant le danger croissant qui pèse sur la forêt amazonienne avec les incendies et la déforestation.

Changement climatique

L’UICN souhaite créer une « commission sur la crise climatique » pour participer aux efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les appels se multiplient pour considérer  les crises climatiques et de biodiversité au même niveau, mais les deux communautés peinent encore à coordonner leurs efforts.

Une autre motion propose d'« intensifier les efforts visant à poursuivre […] les approches intégrées visant à résoudre les crises de la biodiversité et du climat ».

Protéger les fonds marins

Une motion défend « un moratoire sur l’exploitation minière des grands fonds marins ». Des entreprises convoitent les richesses en métaux au fond de la mer, ce qui effraie certaines ONG.