Congrès mondial de la nature : Plus de 100 organisations veulent une ambition plus forte pour la nature

PROTECTION Un nouveau cadre mondial de protection de la biodiversité est actuellement en cours de négociations

20 Minutes avec AFP
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En automne, la nature s’embrase au-delà du cercle polaire.
En automne, la nature s’embrase au-delà du cercle polaire. — Jean-Claude Urbain

A l’occasion du congrès de l'UICN à Marseille, plus d’une centaine d’ONG, de représentants d’entreprises, de collectivités ou encore de mouvements religieux ont appelé, ce mardi, les gouvernements à se montrer plus ambitieux pour protéger la nature lors de prochaines négociations internationales.

Un nouveau cadre mondial de protection de la biodiversité est actuellement en cours de négociations, mais elles sont rendues plus difficiles avec la pandémie de Covid-19​. Les négociations doivent aboutir lors de la COP15 sur la biodiversité qui se tiendra en avril en Chine, après deux reports.

« Inverser la tendance »

« Cela représente une opportunité unique pour le monde en une décennie d’obtenir un accord global pour stopper la perte de nature et d’inverser la tendance, mais le rythme des négociations est lent et manque d’ambition », selon un communiqué commun.

L’appel est signé par des ONG de protection de la nature comme WWF International ou BirdLife International, des ONG caritatives comme Care International, l’organisation mondiale du mouvement scout, le Parlement des religions, des représentants des peuples autochtones, la coalition d’entreprises Business for Nature.


« Pas de justice sociale sans conservation de la nature »

Ils demandent notamment que la question des droits humains soient bien prise en compte dans les objectifs de protection de la nature, que l’accord final s’attaque bien aux causes de la perte de biodiversité, « dont des systèmes agricoles et alimentaires, forestiers, de pêche, d’infrastructures et minières non-durables », que des ressources financières adéquates soient assurées ainsi qu’un mécanisme de mise en œuvre efficace.

« Nous devons nous assurer que pendant cette décennie, nous réparions notre relation à la nature, pour le bien de notre avenir et de celui de la planète », souligne Patricia Zurita, PDG de BirdLife International. « Il n’y aura pas de justice sociale sans conservation de la nature » et vice-versa, souligne Sofia Sprechmann, secrétaire générale de Care International. Pour Eva Zabey, directrice exécutive de Business for Nature, un cadre ambitieux et clair de protection de la nature « donnera aux entreprises l’assurance politique dont nous avons besoin pour mettre à l’échelle et accélérer l’action ».