Pays-Bas : Une centaine de marsouins morts s’échouent sur les plages

ANIMAUX Ces marsouins pourraient avoir été perturbés par la construction d’un parc éolien off-shore ou par des exercices de la marine

20 Minutes avec agences
Des marsouins (illustration).
Des marsouins (illustration). — Simon James/Solent News/SIPA

Les scientifiques néerlandais enquêtaient mercredi sur la mort mystérieuse de marsouins communs dont les carcasses sont rejetées depuis la semaine dernière sur les plages septentrionales des Pays-Bas. Au total, une centaine de ces animaux ont été repérés échoués aux Iles Wadden, archipel situé en mer du Nord au large des côtes néerlandaises.

« Depuis jeudi, nous avons vu un nombre énorme de marsouins communs échoués » sur les rivages, a déclaré Annemarie van den Berg, directrice de SOS Dolphin, fondation qui se consacre au sauvetage des cétacés aux Pays-Bas. Des animaux morts ont continué à être rejetés sur les rivages « jusqu’à aujourd’hui (mercredi) bien que leur nombre semble être en baisse », a-t-elle ajouté.

Ils seraient morts dans la même zone

Il n’est pas inhabituel que des marsouins soient rejetés sur les plages néerlandaises – entre 200 et 900 chaque année – mais le nombre d’animaux échoués « est bien plus important que la normale, ce qui est alarmant », a souligné Annemarie Van den Berg. Les marsouins étaient dans le même état de décomposition, laissant supposer que « tous ces animaux sont morts dans la même zone », selon elle.

Deux dizaines de ces mammifères marins ont été envoyées au département vétérinaire de l’Université d’Utrecht, où au moins un individu était examiné mercredi. « La véritable raison de cet échouage massif reste un mystère », a déclaré Lonneke IJsseldijk, une spécialiste en biologie marine qui a procédé à la première autopsie.

Plusieurs hypothèses envisagées

Selon les médias néerlandais, les marsouins pourraient avoir été perturbés par la construction d’un parc éolien off-shore ou par des exercices de la marine qui ont commencé la semaine dernière autour des îles Wadden. « Il est possible que quelque chose se soit produit là où se trouvaient les animaux, qui les a tués », a indiqué Lonneke IJsseldijk dans un communiqué.

Mais il pourrait aussi s’agir d’une maladie, a-t-elle ajouté, soulignant que toutes les hypothèses devaient être envisagées. Les analyses comporteront un test de détection du morbillivirus, un virus qui cause des épidémies mortelles chez les dauphins et autres mammifères marins.