Alpes-Maritimes : Un député vent debout contre la chasse à la marmotte qui « doit cesser »

MONTAGNE Loïc Dombreval (LREM) entend se « mobiliser auprès de la ministre de la Transition écologique pour que cesse cette pratique »

Fabien Binacchi
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Une marmotte
Une marmotte — Samuel Meystre / Caters N / Sipa

Dans dix jours, les marmottes pourront être chassées dans les Alpes-Maritimes. Comme dans d’autres départements de montagne, un arrêté préfectoral y autorisera cette pratique dont le député Loïc Dombreval a dénoncé mercredi soir « l’incongruité ».

Dans un communiqué, l’élu azuréen LREM, vétérinaire engagé dans la lutte pour le bien-être animal et les droits des animaux, explique qu’il a saisi le préfet et même qu’il compte se « mobiliser auprès […] de la ministre de la Transition écologique pour que cesse cette pratique au niveau national ».

Une « cible facile »

« Les marmottes sont principalement chassées pour être mangées, et cette pratique culinaire semble s’estomper de génération en génération », écrit le parlementaire dans son courrier adressé à Bernard Gonzalez, rappelant que, selon la fédération des chasseurs, une dizaine marmottes serait prélevée chaque année dans les Alpes-Maritimes.

« Ce petit animal populaire est une cible facile pour les chasseurs et si certains d’entre eux les récupèrent en effet pour les manger, d’autres les laissent sur place, à la grande satisfaction des rapaces environnants », avance Loïc Dombreval. Et le député n’en démord pas. « Entre pratique culinaire marginale et cible d’entraînement, les raisons qui pourraient justifier l’ouverture de la chasse à la marmotte ne sont pas acceptables », selon lui.