Bretagne : Des goélands transpercés par des fléchettes et pics à brochette

CRUAUTE La Ligue de protection des oiseaux a effectué un signalement auprès de l’Office français de la biodiversité

Camille Allain
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A Pleumeur-Bodou, dans les Côtes d'Armor, des goélands ont été transpercés par des pics à brochette et fléchettes.
A Pleumeur-Bodou, dans les Côtes d'Armor, des goélands ont été transpercés par des pics à brochette et fléchettes. — LPO

On peine à croire à cette histoire avant d’avoir vu les photos. A Pleumeur-Bodou, dans les Côtes d’Armor, plusieurs goélands ont pourtant été les victimes d’impensables actes de cruauté. Alertés par des résidents du camping tout proche, les bénévoles du centre de sauvegarde de la Ligue de protection des oiseaux ont découvert trois goélands transpercés par des pics à brochette et une fléchette. « Quand on nous a raconté ça la première fois, on avait des doutes. Mais les photos et nos observations sont claires. On parle bien de pics à brochette », témoigne, amer, Romain Morinière, responsable de la station LPO de l’Ile Grande.

Pour l’heure, ni lui ni ses bénévoles ne peuvent intervenir. « Pas tant que les oiseaux sont en capacité de voler. C’est impossible de les capturer », explique-t-il. Au centre de sauvegarde, on s’inquiète pourtant du sort des trois goélands, une espèce commune en Bretagne mais néanmoins protégée. « On peut craindre des infections ou une gêne alimentaire. On ne sait pas comment les blessures vont évoluer », poursuit le membre de la LPO.

A Ploemeur-Bodou, dans les Côtes dArmor, des goélands ont été transpercés par des pics à brochette et fléchettes.
A Ploemeur-Bodou, dans les Côtes dArmor, des goélands ont été transpercés par des pics à brochette et fléchettes. - LPO

De nombreuses questions se posent après la découverte des trois oiseaux blessés et nombreux sont les témoins à s’interroger sur l’identité des auteurs de ces actes de cruauté​. Mais aussi sur la manière dont ces projectiles ont pu atteindre les animaux, allant jusqu’à leur perforer le poitrail. Le responsable de la LPO a adressé un signalement à l’Office français de la biodiversité et rappelle que ces actes de cruauté envers des animaux sont passibles d’une amende salée.