Sur ses étiquettes, la marque Allbirds indique l'empreinte carbone de chacun de ses produits

TEXTILE 10 % des émissions de gaz carbonique dans le monde seraient dues au secteur de l’habillement

20 minutes avec agence
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Une boutique de vêtements, illustration.
Une boutique de vêtements, illustration. — Alain JOCARD / AFP

La start-up néo-zélandaise Allbirds, spécialisée en création de chaussures et vêtements écoresponsables, utilise depuis 2020 des étiquettes engagées. Sur celles-ci figure notamment l’empreinte carbone de chaque produit de la marque. L’objectif de cette démarche est de sensibiliser le grand public à la question de l’émission de gaz carbonique et à mieux la comprendre, a expliqué au Guardian Hana Kajimura, responsable du développement durable au sein de l’entreprise fondée en 2016.

Pour arriver à ses fins, Allbirds a misé sur « la prévalence et la disponibilité des informations », a-t-elle détaillé. La société souhaite provoquer, autour de la pollution générée par la production de vêtements, des réactions similaires à celles que les consommateurs ont au sujet de l’apport énergétique des aliments. « Une personne lambda est incapable d’expliquer précisément ce qu’est une calorie ou comment on la mesure », a estimé Hana Kajimura.

Réduire de moitié l’empreinte carbone de ses produits d’ici 2025

« Mais peu importe. Ce qui compte, c’est qu’ils sont capables de la comprendre dans son contexte », a commenté la responsable. Pour que la prise de conscience soit plus étendue, Allbirds espère à terme l’adoption d’un système d’information similaire par davantage d’acteurs du secteur du prêt-à-porter, voire même d’autres industries. Concrètement, le créateur néo-zélandais a indiqué à l’intérieur de ses chaussures et sur les étiquettes de ses vêtements le nombre de kilos de dioxyde de carbone émis lors de la fabrication du produit.

Cette évaluation tient compte des matières premières utilisées, des transports, de la production, des lavages et séchages du vêtement pendant sa durée d’utilisation et de sa fin de vie. « Le client voit le total mais il peut aussi accéder aux données détaillées », a précisé Hana Kajimura. La start-up valorisée à 1,7 milliard de dollars (1,45 milliard d’euros) s’est engagée à diminuer de moitié l’empreinte carbone de ses articles d’ici 2025 et de la réduire quasiment à néant avant 2030. 10 % des émissions de gaz carbonique dans le monde seraient dues au secteur de l’habillement.