Groenland : Un ours blanc classé « à problèmes » après avoir attaqué une équipe de documentaristes

ANIMAUX L’ours a mordu un homme à la main avant que l’équipe de documentaristes parvienne à le faire fuir en utilisant ses pistolets d’alarme

20 Minutes avec agences
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Un ours polaire sur la banquise.
Un ours polaire sur la banquise. — SOLENT NEWS/SIPA

Un ours blanc a été classé « à problèmes » mardi après avoir attaqué une équipe de documentaristes dans une station du nord-est du Groenland, a annoncé l’armée danoise. En cas de récidive, il pourrait être abattu. Tôt lundi matin, l’ours est parvenu à passer la tête par une fenêtre mal fermée dans un local de recherche où logeait l’équipe de tournage, à environ 400 mètres à l’écart de la petite base militaire de Daneborg.

Selon le récit du « Commando arctique », unité danoise stationnée sur place, l’animal a alors mordu un des trois hommes à la main, avant que l’équipe parvienne à le faire fuir en utilisant ses pistolets d’alarme. Transporté dans un premier temps à Daneborg, le documentariste blessé a dû être évacué en Islande.

Des problèmes de sous-alimentation

Déjà crédité de cinq incidents jusqu’ici, l’ours est revenu plus tard dans la matinée, puis une nouvelle fois dans la nuit de lundi à mardi, et est parvenu à briser une fenêtre du local scientifique avant de s’enfuir, effrayé à nouveau par les deux rescapés. « Les autorités locales l’ont désormais catégorisé comme 'ours à problèmes', ce qui autorise à l’abattre, s’il revient », a précisé le Commando arctique dans un communiqué.

L’incident intervient alors que le nord-est du Groenland vient de subir une vague de chaleur, avec un nouveau record de 23,4 degrés enregistré dans la région. Selon les spécialistes, le recul de la banquise, terrain de chasse des ours, les contraint à rester à terre plus souvent et entraîne des problèmes de sous-alimentation menaçant l’espèce, déjà classée vulnérable. S’ils restent rares, les incidents avec l’homme se multiplient, les ours s’approchant plus régulièrement des habitations, en quête de nourriture, selon les protecteurs de l’environnement et les autorités.