Bretagne : Des défenseurs de l’environnement s’inquiètent des rave parties « dans des sites naturels très fragiles »

DEGATS ECOLOGIQUES Les rave parties ayant eu lieu à Brasparts, Brennilis et Loqueffret (Finistère) auraient eu « un impact direct sur la biodiversité » dans les monts d’Arrée

J.Lau. avec AFP
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Photo d'illustration d'une rave party en Bretagne, ici le 19 juin à Redon.
Photo d'illustration d'une rave party en Bretagne, ici le 19 juin à Redon. — MATHIEU PATTIER/SIPA

L’enchaînement de rave parties depuis trois mois en Bretagne n’est pas passé inaperçu. Le parc naturel régional d’Armorique et l’association environnementale Bretagne vivante ont déploré mercredi la tenue de ces raves « dans des sites naturels très fragiles ». Ils se disent même « inquiets » pour leurs conséquences sur la biodiversité.

Dans un communiqué conjoint, les deux entités jugent que trois de ces fêtes, qui ont eu lieu entre mai et juillet dans le Finistère (à Brasparts, Brennilis et Loqueffret), ont eu « un impact direct sur la biodiversité » dans les monts d’Arrée.

« Ces espèces sont dans une situation critique »

« Les suivis minutieux menés par les naturalistes, par exemple, mettent en évidence des échecs de la nidification après ces événements », indiquent le Parc naturel régional d’Armorique et Bretagne vivante, qui demandent « pour la première fois à l’État de prendre les mesures qui s’imposent ».

Selon les deux institutions, les monts d’Arrée représentent 8.000 hectares de landes et tourbières sur les 14.000 qui subsistent en Bretagne, contre 1 million d’hectares il y a deux siècles. « On y trouve les dernières populations de la région de courlis cendré, de busard Saint-Martin ou encore de busard cendré, précise le communiqué. Malheureusement ces espèces sont dans une situation critique. »