Lozère : Le loup sème la zizanie dans l’élevage de la commune d’Estables

PREDATEUR Pour la deuxième fois en une semaine, l'élevage de la commune d'Estables a été attaqué par le loup, remettant ainsi en cause les moyens de défense face à ce prédateur

Martin Roman
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A Sainte-Croix, le 11 septembre 2017- Un loup au parc Sainte-Croix, en Moselle.
A Sainte-Croix, le 11 septembre 2017- Un loup au parc Sainte-Croix, en Moselle. — Gilles Durand / 20 Minutes

Une réunion entre la directrice adjointe de la Direction Départementale des Territoires de la Lozère et la Coordination Rurale 48 a été organisée en urgence à la suite de la deuxième attaque du loup sur l’élevage de la commune d’Estables, en Lozère, rapporte France 3 Occitanie.

La coordination rurale réclame un tir de défense renforcé, et non plus seulement des tirs de défense simples comme c’est le cas depuis 2016. Cette demande d’augmentation de la puissance d’action s’explique par le retour du prédateur dans les environs, principal accusé de la mort de 14 brebis en une semaine.

Un arrêté attendu pour procéder aux tirs

Le loup, bien qu’il ne soit pas encore reconnu comme coupable, reste évidemment le principal suspect au vu des autopsies réalisées par des agents de l'Office Français de la Biodiversité (OFB). Il faudra cependant attendre l’approbation du préfet de la Région Auvergne/Rhône-Alpes pour savoir si la préfecture de Lozère est autorisée à prendre un arrêté autorisant le tir soit par des agents de l’OFB, soit par des louvetiers, soit par des chasseurs.

En attendant, le troupeau ne quittera pas la bergerie selon Alain Pouget, président de la coordination rurale de Lozère et d'Occitanie : « L’éleveur gardera sa centaine de brebis à la bergerie alors que d’habitude à cette période, le troupeau est en estive. Nous demandons donc une prise en charge financière, sur les fonds propres de la préfecture, du surcoût pour l’éleveur. Car garder les bêtes enfermées signifie qu’il faut entamer les réserves de fourrage prévues pour l’hiver pour les nourrir. »