Nice : La marque locale Worldshaper protège les océans en vendant des vêtements éthiques et responsables

ENVIRONNEMENT Depuis trois ans, 50 % des bénéfices récoltés sont reversés à une association en lien avec l’environnement

Elise Martin
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Worldshaper est une marque niçoise de vêtements éthiques et responsables
Worldshaper est une marque niçoise de vêtements éthiques et responsables — Worldshaper
  • Worldshaper est né d’un constat d’une famille de plongeurs sur l’état des fonds marins.
  • Les Niçois ont voulu agir à leur échelle et ainsi montrer qu’il est « possible d’agir avec un petit réflexe de consommation ».
  • Ils vendent des vêtements basiques éthiques et responsables.

C’est une histoire familiale, celle des Ferrucci, qui vivent à Nice et qui, à travers un voyage, ont réalisé qu’il fallait changer leur mode de vie. « On est parti faire de la plongée en Indonésie et on s’est rendu compte à quel point les fonds marins allaient de plus en plus mal, raconte l’un des fondateurs de l’entreprise Worldshaper, Pascal Ferrucci. On a décidé de créer une marque responsable et éthique pour la communauté des plongeurs, autour du signe pour dire que tout va bien, et puis face à l’engouement, on a ouvert une collection pour tous ».

Worldshaper propose des vêtements « basiques », « qu’il faut avoir dans son fond de placard », comme des tee-shirts, pantalon de jogging, sweat mais en assurant une fabrication certifiée de huit labels. « On a cherché longtemps pour trouver un fournisseur qui assurait des produits confectionnés à partir de fibres naturelles, issues de plantations durables », développe Pascal Ferrucci. En plus, la firme respecte les conditions de travail des ouvriers et aussi les animaux, avec l'association Peta, qui prouve que rien n’est testé sur eux.

Un exemple des tee-shirts que la marque Worldshaper vend sur son site
Un exemple des tee-shirts que la marque Worldshaper vend sur son site - Worldshaper

Une marque engagée

La famille niçoise va plus loin dans son engagement car pour l’instant, tous travaillent bénévolement, en plus de leur métier respectif. « On fonctionne presque comme une association finalement mais ça nous permet de diminuer les coûts et d’être sûrs de pouvoir reverser des fonds ensuite », précise le fondateur. Chaque année, 50 % de leurs bénéfices sont attribués à un organisme qui protège les océans. En 2019, ils ont alors donné 1.500 euros à Paddle Cleaner, qui ramasse les déchets lors de sorties en stand up paddle.

Leur motivation ? « Mettre fin à la fast fashion, qui est l’un des secteurs les plus polluants de la planète, et avoir un vrai impact pour la protection de notre environnement ». Ils ont choisi le colibri comme symbole de leur marque. « Une façon de montrer que, même si ce n’est pas grand-chose, si chacun fait sa part, on peut commencer à faire changer les choses. Notre gamme de vêtements est classique, mais c’est en commençant par prendre ce réflexe de consommation qu’on pourra évoluer vers un monde meilleur », affirme le Niçois.

Les commandes se passent sur le site Internet, avec des prix « un peu plus élevés que ce qu’on trouve en prêt-à-porter habituellement », c’est-à-dire, à partir de 25 euros le tee-shirt. Sans stock, les délais sont alors un peu plus longs. « C’est une nouvelle façon de consommer mais le client sait que dans le prix, il y a un pourcentage qui part dans une association, on fait tout en transparence totale », conclut Pascal Ferrucci.