Animaux : Julien Denormandie annonce un durcissement des contrôles dans les abattoirs

AGRICULTURE Pour expliquer les nouvelles mesures, le ministre de l’Agriculture va effectuer ce lundi une visite à l’abattoir SIBCAS de Surgères en Charente-Maritime

20 Minutes avec AFP
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Dans un abattoir (Illustration).
Dans un abattoir (Illustration). — BlackRiv / Pixabay

Les abattoirs vont devoir en France ouvrir plus souvent leurs portes. Les contrôles vont en effet être renforcés via des inspections inopinées et généralisées ainsi que la mise en place d’une force d’intervention dès l’automne, a annoncé dimanche soir le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie.

« A un instant T, tous les abattoirs de France seront inspectés sur un point particulier », par exemple, l’acheminement des animaux, selon ce plan divulgué dans le journal Ouest France. Le ministre va par ailleurs effectuer ce lundi une visite à l’abattoir SIBCAS de Surgères en Charente-Maritime​.

Création d’un groupe pour des contrôles rapides

A la suite de ces contrôles, toutes les éventuelles non-conformités seront relevées et le cas échéant, « des suites administratives et/ou pénales adaptées et harmonisées » seront prises. S’en suivront « un bilan et un suivi des mesures correctives » prises à l’issue de ces visites.

Autre mesure prévue par le plan de Julien Denormandie pour durcir les contrôles, un groupe d’action rapide, « mobilisable à tout moment » et baptisé la FINA (force d’inspection nationale en abattoir), sera opérationnel à partir de l’automne 2021. Ses six agents pourront « contrôler de façon inopinée ou en urgence des abattoirs, conjointement avec les services locaux d’inspection ». Ils se tiendront « prêts à intervenir partout et à tout moment sur les situations les plus difficiles comme dans la mise en œuvre des suites de contrôles, ou encore dans des situations où des décisions de suspension partielle ou totale d’activité s’imposent », a détaillé le ministère.

Les préfets mobilisés

Le ministre va en outre dès cette semaine adresser un courrier à tous les préfets pour leur demander « d’agir avec fermeté lorsque la situation l’impose » alors que des associations de défense des animaux dénoncent régulièrement la maltraitance animale dans certains élevages et abattoirs. L’activité a ainsi été suspendue pour 6 abattoirs depuis juillet 2020 : 4 ont repris une activité depuis et 2 sont toujours fermés. A l’heure actuelle, près de 2.000 inspecteurs s’occupent des abattoirs en France.