COP26 : La CGT et plus de 130 organisations s’engagent pour la transition écologique

ENVIRONNEMENT « Nous prenons donc l’engagement de continuer notre coopération, avec en ligne de mire une première étape : la COP26 de Glasgow en novembre de cette année », ont écrit ces structures

20 Minutes avec agences

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Philippe Martinez, secrétaire général CGT, à Paris lors du défilé du 1er mai.
Philippe Martinez, secrétaire général CGT, à Paris lors du défilé du 1er mai. — ISA HARSIN/SIPA

La CGT et plus de 130 organisations ayant participé cette semaine à un Forum syndical international des transitions écologiques et sociales se sont engagées ce samedi dans un appel final à coopérer en vue de la prochaine conférence mondiale sur le climat (COP26) de Glasgow. « Nous prenons donc l’engagement de continuer notre coopération, avec en ligne de mire une première étape : la COP26 de Glasgow en novembre de cette année. Nous y porterons nos revendications et travaillerons avec d’autres forces à la construction d’un mouvement large et unitaire vers une alternative écologique, sociale et démocratique », écrivent-elles.

Cet « appel pour rendre possible une véritable transition juste et solidaire », selon les mots du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, est adressé aux autres forces syndicales et à leurs alliés. Le texte égrène six « axes revendicatifs » pour y parvenir : nécessité d’inclure les travailleurs dans les processus de décisions ; de « porter le mot d’ordre d’une maîtrise publique de la production et des activités qui ont un impact sur l’environnement » ; de planifier « au niveau mondial » une réponse ayant comme horizon « la justice et l’égalité réelle entre les peuples ».

« Imposer des critères de conditionnalité »

Il propose également de lutter de front « pour la démocratie » et « pour le progrès social et environnemental », de « rééquilibrer les arbitrages qui prévalent actuellement, notamment dans le commerce international, afin de rendre effectives les normes environnementales et sociales globalement absentes », et « d’imposer des critères de conditionnalité stricts aux plans de relance à travers le monde ». Les signataires soulignent la nécessité de construire des « alliances pour porter [ces] revendications de manière unie et large et les faire advenir ».

« Ces alliances s’articulent aux luttes pour une égalité de genre et de lutte au racisme systémique », précisent-ils. Le forum, une première, était organisé par la CGT en partenariat avec des ONG (Global Labour Institute, Rosa Luxemburg Stiftung, Trade Unions for Energy Democracy, Alter Summit). Il a réuni virtuellement plus de 130 organisations de 50 pays, autour de 17 ateliers organisés tout au long de la semaine en visioconférence.