Lyon : Une forêt replantée près de l’aéroport pour absorber toutes les émissions carbone

POLLUTION Vinci prévoit zéro émission nette de carbone à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry dès 2026

C.G.

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Illustration à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry d'avions
Illustration à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry d'avions — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Dans le langage scientifique, on appelle cela un « puits de carbone ». Il s’agit d’un réservoir, naturel pour la plupart du temps, qui stocke le carbone atmosphérique et l’absorbe. Des forêts, des océans, des tourbières. L’ aéroport de Lyon-Saint-Exupéry sera le premier en France à se doter d’un tel système. Vinci, exploitant de l’aéroport, ambitionne d’avoir « zéro émission nette » dès 2026. Ce qui là encore, serait une première dans l’Hexagone.

Le projet consiste à reboiser et restaurer la forêt de la Cantinière, située à une trentaine de kilomètres de l’aéroport lyonnais. Soit une parcelle de 3,6 hectares. Plus de 4.500 arbres, comme des pins Douglas, vont ainsi être plantés avec des essences sélectionnées pour leur fort pouvoir d’absorption de CO2. Ce qui permettra de capter en moyenne 500 tonnes de dioxyde de carbone.

Compenser les émissions résiduelles

D’autres opérations du même genre devraient suivre dans les cinq ans en lien avec le département du Rhône. « Nous constituerons sur le territoire rhônalpin un réseau de puits forestiers qui compensera 100 % des émissions résiduelles (celles qu’on ne peut pas éliminer) des aéroports lyonnais », promet Vinci Aiport.

L’exploitant projette également de s’appuyer sur d’autres systèmes afin de réduire au maximum ses émissions de CO2 : l’utilisation de biogaz pour chauffer les terminaux, l’installation d’une centrale biomasse pour la chaufferie du fret, une rénovation énergétique des bâtiments ou encore l’utilisation de véhicules électriques ou hydrogène.

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