Une femelle rhinocéros blanc arrive enfin au Japon pour trouver l’amour

ANIMAUX La femelle y fera la rencontre de Moran, un mâle de 10 ans avec lequel les responsables du zoo espèrent qu’elle s’accouplera

20 Minutes avec agences

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Un rhinocéros blanc (illustration).
Un rhinocéros blanc (illustration). — BERTRAND GUAY / AFP

Après des mois de retard dus à la pandémie de Covid-19, Emma, une femelle rhinocéros blanc, est enfin arrivée au Japon en quête d’amour. Âgée de cinq ans, elle vivait jusqu’ici au Leofoo Safari Park de Taïwan.

Elle avait été sélectionnée pour un programme de reproduction et de brassage génétique au Japon. Son transfert au zoo Tobu de Saitama, près de Tokyo, était prévu en mars mais des complications liées au coronavirus ont repoussé son départ. Le rhinocéros est finalement arrivé à destination ce mardi, a indiqué le zoo dans un communiqué.

De nombreuses espèces de rhinocéros en danger

Emma devrait être exposée au public pendant plusieurs semaines et aura le temps de faire connaissance avec son premier prétendant, Moran, un mâle de 10 ans. Les programmes de reproduction des zoos ont joué un rôle-clé dans le sauvetage des rhinocéros blancs du Sud. Cette sous-espèce compte actuellement moins de 19.000 individus à l’état sauvage, selon l’association Save the Rhino.

L’espèce a failli disparaître au XXe siècle avant d’être sauvée grâce aux efforts de conservation. Leurs cousins du Nord n’ont pas eu cette chance. Il n’en reste que deux, des femelles. D’autres familles de rhinocéros, comme le rhinocéros de Java et le rhinocéros de Sumatra, comptent moins de 100 représentants chacune.

Le Leofoo Safari Park avait importé huit rhinocéros blancs du Sud en 1979 et dispose aujourd’hui du programme d’élevage le plus réussi d’Asie concernant cette sous-espèce. Le braconnage des rhinocéros est alimenté par le marché de leurs cornes en Asie, notamment en Chine et au Vietnam. Des trafiquants les vendent comme un aphrodisiaque, voire comme un remède contre le cancer.