Israël interdit le commerce de fourrure animale pour la mode dans tout le pays, une première

MALTRAITANCE ANIMALE Le commerce reste autorisé pour la recherche, l’enseignement et certaines traditions religieuses

20 Minutes avec agences

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Un manteau en fourrure (illustration).
Un manteau en fourrure (illustration). — dvsmetanina / Pixabay

Israël a interdit ce mercredi le commerce de fourrure animale pour la mode. L’import et l’export seront interdits sauf pour « la recherche, l’enseignement et certaines traditions religieuses », a indiqué le ministère de l’Environnement dans un communiqué.

L’utilisation de la fourrure pour concevoir les « Schtreimel », ce chapeau porté par certains juifs ultra-orthodoxes, reste autorisée. Le décret ministériel entrera en vigueur dans six mois. Israël devient ainsi le premier pays à adopter une législation aussi stricte en la matière.

Un « geste historique » selon les associations

Le commerce de la fourrure « provoque des souffrances inimaginables aux animaux », a déclaré la ministre de l’Environnement, Gila Gamliel. « Ce décret va transformer le marché de la mode israélienne le rendant meilleur sur le plan du respect des normes environnementales. » La Coalition internationale anti-fourrure (IAFC) a salué ce décret, le qualifiant de « geste historique ».

« Israël est le premier pays au monde à fermer ses portes à cette cruelle industrie », a déclaré Jane Halevy-Moreno, directrice de l’IAFC. Le pays avait déjà interdit en 1976 l’élevage d’animaux pour leur fourrure. D’autres pays ont déjà instauré des interdictions partielles de commerce de la fourrure, notamment pour des espèces particulièrement menacées comme le phoque.

L’interdiction totale du commerce de fourrure n’est en vigueur que dans certaines villes, comme Sao Paulo (Brésil) ou encore dans l’Etat de  Californie (Etats-Unis). L’Inde a déjà passé une réglementation similaire à l’échelle du pays, mais seulement pour les peaux de vison, de renard et de chinchilla.